Goodies Éco-Responsables : Critères de Choix, Matières et Labels

La rédaction 22 min de lecture
goodies éco-responsables : critères de choix, matières et labels

A la croisée des engagements RSE des entreprises, des attentes des destinataires et du cadre réglementaire français, le goodies éco-responsable s’impose comme un standard attendu dans la communication par l’objet B2B. Choisir un goodies responsable engage la marque émettrice sur la cohérence entre son discours environnemental et la preuve matérielle apportée par l’objet, ses matières, sa fabrication et sa fin de vie.

Cet article aborde la définition d’un goodies éco-responsable, les matières et les labels qui le caractérisent, la méthode d’évaluation de son impact environnemental (empreinte carbone, ACV, écoconception, fin de vie, économie circulaire), les obligations imposées par la loi AGEC, les bonnes pratiques pour éviter le greenwashing (preuves environnementales à demander au fournisseur, traçabilité), la méthode de choix d’un fournisseur de goodies en développement durable et les déclinaisons par usage en entreprise.

Qu’est-ce qu’un goodies éco-responsable ?

Le goodies éco-responsable est un objet publicitaire personnalisé qui présente un impact environnemental réduit démontrable grâce à des indications chiffrées et vérifiables sur les matières utilisées, le processus de fabrication, la durée d’usage et la fin de vie. Le goodies responsable s’oppose à la seule intention écologique de la marque grâce à trois conditions cumulatives : une preuve documentaire, vérifiable (label tiers, fiche technique, certification), l’utilisation en cohérence du matériau revendiqué et du processus de fabrication, et l’usage par le destinataire justifiant la durée de vie du produit. Un goodies présenté comme responsable sans preuve documentaire, ou dont le destinataire n’aura pas d’usage, relève de la posture et non de l’engagement.

Quelles sont les matières d’un goodies éco-responsable ?

Les matières d’un goodies éco-responsable sont les matériaux dont la fabrication, la composition ou le cycle de vie a un impact environnemental moindre par rapport à leur équivalent conventionnel. Le marché se structure autour de cinq familles :

les 5 familles de matières d'un goodies éco-responsable

  • Le rPET (polyester recyclé) issu de bouteilles plastiques post-consommation collectées, broyées en paillettes puis chauffées pour en faire du fil. Son bénéfice ? Diminuer le volume de plastique vierge et baisser l’empreinte carbone par rapport au PET vierge. Sa limite ? Il libère potentiellement des microparticules au lavage, le textile rPET étant peu recyclable. Quelles preuves demander ? La certification GRS (Global Recycled Standard), le pourcentage de matière recyclée déclaré.
  • Le coton biologique certifié cultivé sans pesticides ni engrais chimiques de synthèse. Son bénéfice ? Réduire les intrants chimiques, préserver les sols. Sa limite ? Il reste gourmand en eau et plus cher que le coton conventionnel. Quelle preuve ? La certification GOTS (Global Organic Textile Standard).
  • Le bambou nous est souvent présenté comme un matériau exemplaire : sa pousse est rapide, il nécessite peu d’intrants et son image verte fait rarement débat. Pourtant, le tableau réel est moins idyllique. Lorsqu’il est cultivé en monoculture intensive, il remplace les forêts mixtes et contribue à la régression de la biodiversité. Afin de le transformer en objet, on commence par broyer la plante avant de la recoller avec des liants chimiques comme la mélamine-formaldéhyde qui classé cancérogène avéré pour l’homme par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). Les objets en bambou en fin de vie ne se recyclent nulle part : ni la filière bois ni la filière plastique n’en veulent. Il est donc conseillé d’exiger une fiche produit qui détaille les colles et les liants. Sans ce document, parler de bambou écologique tiendrait surtout du greenwashing.
  • Le bois certifié FSC ou PEFC, provenant de forêts gérées selon des critères environnementaux et sociaux. Son bénéfice ? Préserver les écosystèmes forestiers, être traçable. Sa limite ? Ne pas garantir le transport ni la transformation. Quelle preuve ? Le numéro de licence FSC ou PEFC.
  • Les métaux recyclés (acier seconde fonte, aluminium) et le liège issu d’écorces de chêne-liège. Leur bénéfice ? Limiter l’extraction de matières premières. Leur limite ? Leur qualité reste variable, ils ne sont pas disponibles pour tous les volumes. Quelle preuve ? La certification de la matière recyclée, le bordereau de traçabilité.

Nous détaillons l’ensemble des matières, de leurs procédés de fabrication et leur compatibilité avec chaque type d’objet dans la page dédiée matières écoresponsables pour goodies.

Quels sont les labels d’un goodies éco-responsable ?

Le label environnemental pour goodies est une certification délivrée par un organisme tiers indépendant pour garantir la conformité d’un produit ou d’un procédé avec un référentiel environnemental formalisé. Aussi, seuls 6 labels structurent de manière significative le marché des goodies éco-responsables en France :

les 6 labels d'un goodies éco-responsable

  • GOTS (Global Organic Textile Standard) : textiles à fibres biologiques certifiées, 2 grades distincts. Le grade « Organic » requiert au minimum 95 % de fibres biologiques ; le grade « Made with Organic » requiert au minimum 70 %. Interdiction des intrants toxiques, respect des droits sociaux sur l’ensemble de la chaîne. Preuve documentaire : certificat GOTS du fournisseur avec numéro de licence valide et grade précis. Point de vigilance : un produit avec mention GOTS peut être du grade 70 % et non 95 %, vérifiez systématiquement.
  • STANDARD 100 by OEKO-TEX (souvent appelé OEKO-TEX Standard 100) : absence de substances nocives dans les textiles testés, sur l’ensemble des composants (fil, bouton, fermeture). Preuve documentaire : certificat OEKO-TEX avec numéro de test. Point de vigilance : les origines des fibres ne sont pas couvertes, ni les conditions sociales de production. Pour un goodies premium avec traçabilité et social, le label MADE IN GREEN by OEKO-TEX intègre ces dimensions complémentaires.
  • FSC (Forest Stewardship Council) : gestion forestière responsable des produits en bois et papier. Preuve documentaire : numéro de licence FSC + chaîne de contrôle (CoC). Point de vigilance : trois niveaux (FSC 100 %, FSC Mix, FSC Recycled) avec exigences distinctes.
  • GRS (Global Recycled Standard) : pourcentage défini de matière recyclée dans le produit final, traçabilité de la chaîne de production, critères sociaux et environnementaux. Preuve documentaire : certificat GRS avec pourcentage de matière recyclée. Point de vigilance : seuil minimum de 20 % de matière recyclée pour être certifié (usage B2B sans logo), 50 % minimum pour afficher le logo GRS sur le produit destiné au consommateur.
  • Origine France Garantie : au moins 50 % du prix de revient unitaire acquis en France et caractéristiques essentielles obtenues en France. Preuve documentaire : certificat OFG avec audit tiers (Bureau Veritas, Afnor, SGS). Point de vigilance : à proprement parler, pas un label environnemental, mais l’empreinte carbone est réduite par circuit court.
  • Écolabel européen (EU Ecolabel) : label officiel Union européenne, garantit une performance environnementale supérieure sur l’ensemble du cycle de vie. Preuve documentaire : licence EU Ecolabel avec numéro. Point de vigilance : couverture limitée pour les goodies, davantage présent sur les produits du quotidien.

Les labels, leur référentiel et leur méthode de vérification sont détaillés dans la page dédiée labels des goodies écologiques.

Comment évaluer l’impact environnemental d’un goodies ?

L’impact environnemental d’un goodies n’est pas estimé par une vague affirmation marketing mais par des données vérifiables récupérées auprès du fournisseur. La mesure d’impact se structure en cinq étapes :

  1. Définir précisément le périmètre d’évaluation (matière première, fabrication, transport, distribution, usage, fin de vie) et le scope retenu (cycle de vie partiel ou complet) ;
  2. Récupérer du fournisseur les données carbone en précisant leur unité de mesure (kg CO2 équivalent pour une unité produite, par kilogramme de matière, par mètre carré de textile) ;
  3. Vérifier la méthodologie employée par le fournisseur (normes ISO 14040 et ISO 14044 pour l’ACV, base carbone de l’ADEME, méthode interne du fournisseur) ;
  4. Se comparer à un produit de référence dans la même catégorie (goodies similaire en matière conventionnelle, équivalent non personnalisé) ;
  5. Lister les hypothèses et les limites de l’évaluation pour être en capacité d’en revoir le calcul et d’en garantir la traçabilité.

Les sous-sections ci-dessous ouvriront des pistes sur : l’empreinte carbone, l’analyse du cycle de vie (ACV), l’écoconception, la fin de vie et l’inscription des goodies dans une logique d’économie circulaire.

Comment évaluer l’empreinte carbone d’un goodies ?

L’empreinte carbone d’un goodies désigne la quantité de gaz à effet de serre émise sur l’ensemble de son cycle de vie, exprimée en équivalent CO2 (CO2e).

L’évaluation repose sur la collecte de données carbone à chaque étape du cycle de vie de l’objet :

le cycle de vie d'un goodies en 5 étapes pour l'empreinte carbone

Étape du cycle de vie Donnée à collecter Méthode de calcul
Extraction matière première Type de matière, origine, quantité Facteur d’émission par kg de matière (base ADEME)
Fabrication Énergie consommée, type d’énergie (électrique, gaz), volume produit Facteur d’émission par kWh selon le mix énergétique
Transport Distance, mode de transport (maritime, aérien, routier) Facteur d’émission par tonne-kilomètre
Personnalisation Technique de marquage, énergie consommée par cycle Facteur d’émission spécifique à la technique
Fin de vie Scénario probable (recyclage, incinération, enfouissement) Facteur d’émission selon le traitement

Les détails méthodologiques de calcul de l’empreinte carbone d’un objet publicitaire et les sources de données carbone disponibles sont traités dans la page dédiée empreinte carbone des goodies.

Qu’est-ce que l’analyse du cycle de vie (ACV) d’un goodies ?

L’analyse du cycle de vie (ACV) d’un goodies est une méthode d’évaluation environnementale normée (ISO 14040 et ISO 14044), qui mesure et quantifie les impacts d’un produit pour l’ensemble de ses étapes de vie, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie.

L’ACV permet de mobiliser plusieurs indicateurs de manière simultanée (empreinte carbone, consommation d’eau, eutrophisation, acidification, épuisement des ressources) et d’obtenir un profil environnemental multi-critères, et non une note unique. Les données peuvent être spécifiques au fournisseur (ACV interne) ou issues des bases de données publiques (Base Impacts de l’ADEME, base Ecoinvent) et sont plus ou moins précises selon la maturité de la filière et le produit. Les choix d’allocation, le périmètre retenu ainsi que la qualité des données primaires versus secondaires sont les principales limites méthodologiques de l’ACV.

La méthode ACV appliquée aux goodies, le détail des indicateurs disponibles et des bases de données utilisables est présenté sur la page dédiée analyse du cycle de vie des goodies.

Qu’est-ce que l’écoconception d’un goodies ?

En effet, l’écoconception d’un goodies correspond à la démarche de conception qui vise à diminuer l’impact environnemental d’un produit dès la phase de design, avant sa fabrication, en jouant simultanément sur le choix des matières, le procédé de production, l’usage attendu et la fin de vie.

Cette action repose sur la prise en compte de cinq critères structurants : la minimisation de la quantité de matière utilisée (sobriété matière), la substitution par des matières recyclées ou des matières bio-sourcées en lieu et place de matières fossiles, la simplification de l’assemblage pour en faciliter le démontage et le recyclage. L’écoconception ne se résume pas à une simple amélioration produit, elle en diffère par son approche systémique multi-critères.

Quelle fin de vie pour un goodies éco-responsable ?

La fin de vie d’un goodies éco-responsable doit être anticipée dès le choix du produit, car l’allégation environnementale d’une matière ou d’un label ne suffit pas si l’objet termine en décharge ou en incinération sans valorisation.

les 5 scénarios de fin de vie d'un goodies éco-responsable

Scénario de fin de vie Condition à vérifier Risque de mauvaise interprétation
Recyclage matière Compatibilité du goodies avec les filières françaises (DEEE, plastique, textile, papier) Le tri n’est pas systématique pour les petits objets composés de matériaux mixtes
Compostage Présence d’une certification de compostabilité industrielle ou domestique Le compostage industriel n’est pas accessible à tous les destinataires
Réemploi Durée de vie réelle du produit chez le destinataire, qualité fonctionnelle Un objet promotionnel à faible valeur d’usage est souvent jeté en quelques mois
Incinération avec valorisation énergétique Filière disponible, pouvoir calorifique du produit Émet des gaz à effet de serre malgré la valorisation
Enfouissement Scénario par défaut en l’absence de tri ou de filière dédiée Pire scénario environnemental, à éviter par conception

Le choix d’un goodies favorisant un scénario de fin de vie à faible impact relève d’une décision d’achat anticipée, prise au moment de la sélection du produit, pas après distribution.

Comment intégrer ses goodies dans l’économie circulaire ?

L’économie circulaire appliquée aux goodies est un modèle de production et de consommation qui vise, à l’inverse du modèle linéaire « extraire-fabriquer-jeter », à réduire la consommation de ressources et à allonger la durée d’usage des objets.

La circularité d’un goodies repose sur quatre critères vérifiables : la provenance recyclée des matières (matières secondaires en entrée), la durabilité d’usage du produit (allongement de la durée de vie effective), sa recyclabilité en fin de vie (matières secondes en sortie), et son intégration dans une boucle circulaire (programme de reprise, valorisation locale).

L’économie circulaire appliquée aux objets publicitaires, et les leviers de circularité dans une stratégie goodies sont développés dans la page économie circulaire appliquée aux goodies.

Quelles obligations impose la loi AGEC sur les goodies ?

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) du 10 février 2020 introduit des obligations spécifiques à respecter pour les goodies dans le cadre plus large de passage à un modèle de consommation circulaire.

Parmi ces obligations à faire vérifier par votre fournisseur (ou à rechercher sur la source officielle Légifrance) figurent notamment :

les obligations de la loi AGEC pour les goodies

  • L’information environnementale du consommateur : obligation de l’information du consommateur sur les qualités et caractéristiques environnementales des produits et notamment les allégations sur leur caractère recyclable, biodégradable ou éco-responsable,
  • Objets publicitaires en plastique et échantillons : plusieurs dispositions de la loi AGEC ainsi que de ses décrets d’application (notamment le décret du 23 avril 2024) régissent la distribution gratuite d’échantillons et d’objets publicitaires non sollicités notamment lorsqu’ils concernent des supports en plastique non recyclé,
  • Matières recyclées : exigences progressives sur l’incorporation de matière recyclée dans certains objets fabriqués ou commercialisés en France,
  • Lutte contre la distribution non sollicitée : interdiction du dépôt sur les véhicules d’imprimés publicitaires à visée commerciale et de la distribution en boîtes aux lettres de cadeaux non sollicités qui seraient la visée d’une opération de promotion commerciale,
  • Les filières à responsabilité élargie du producteur (REP) applicables aux goodies : filière REP Emballages pour les coffrets et emballages, et la filière REP Textile pour les goodies textiles selon la nature du produit distribué,
  • Interdictions progressives : retrait de certains plastiques à usage unique selon le calendrier d’application défini par la loi.

Le détail des articles applicables aux objets publicitaires, des dates d’entrée en vigueur et des sanctions associées est traité dans la page dédiée loi AGEC et goodies.

Comment éviter le greenwashing dans ses goodies ?

Le greenwashing dans les goodies désigne toute communication environnementale qui surévalue, exagère ou invente les qualités écologiques d’un objet publicitaire pour en améliorer l’image marketing, sans preuve documentaire vérifiable derrière l’allégation.

éviter le greenwashing dans les goodies : affirmations et preuves

Affirmation à risque Preuve à demander Risque de formulation trompeuse
« 100 % naturel » Composition exacte, certification de pureté « Naturel » n’est pas une notion juridique, couvre dans certains cas des matières transformées chimiquement
« Recyclable » Preuve d’une filière de recyclage existante et accessible Recyclable en théorie ne signifie pas recyclé en pratique
« Éco-responsable » Référentiel précis, label tiers, données chiffrées Terme générique sans définition réglementaire stricte
« Made in France » Certification Origine France Garantie (tous produits, au moins 50 % du prix de revient unitaire en France) ou France Terre Textile (uniquement textile, 75 % minimum des étapes de fabrication en France) Une étape unique en France ne suffit pas à justifier l’allégation
« Bio » Certification GOTS ou équivalent « Bio » réservé légalement à l’agriculture biologique certifiée

Pour éviter le greenwashing, l’acheteur doit distinguer trois niveaux de communication environnementale : l’affirmation vague (sans preuve), l’allégation appuyée (avec preuve partielle ou interne), et la certification tiers (avec audit indépendant). Le détail des cadres réglementaires anti-greenwashing (DGCCRF, ARPP, directive européenne Green Claims) et des sanctions encourues est traité dans la page dédiée greenwashing dans les goodies.

Quelles preuves environnementales demander à son fournisseur ?

Les preuves environnementales, quant à elles, sont les documents ou données tangibles et vérifiables fournis par le fournisseur qui permettent de contrôler la véracité de ses allégations sur les goodies. L’évaluation s’appuie sur cinq types de preuves :

  • Certificat de label environnemental. Ce dernier permet de démontrer que le produit ou le procédé est conforme à un référentiel public. L’émetteur doit être un organisme certificateur tiers accrédité (Ecocert, Bureau Veritas ou AFNOR Certification pour les labels Cosmos, GOTS, PEFC, FSC, Oeko-Tex/Step, mais aussi SGS, Control Union certifier pour les labels RWS, RCS, U Trust OCS). Il convient de vérifier sa durée de validité (durée de la licence, généralement annuelle), son périmètre couvert. La limite principale d’un certificat est qu’il porte uniquement sur un produit ou un site, pas sur l’intégralité du catalogue fournisseur ;
  • Fiche technique produit/plans de fabrication composés avec composition produit détaillée. Elle indique les matières utilisées, les pourcentages, l’origine. Son émetteur est soit le fournisseur, soit le fabricant amont. Elle est à vérifier par référence au lot ou à la commande. La principale limite est que cette fiche/plans constitue une déclaration sur l’honneur en l’absence de label tiers ;
  • Le bilan carbone du produit ou de l’entreprise. Il permet de constater l’empreinte carbone selon une méthode documentée. Il doit être certifié soit par un certificateur tiers (Bureau Veritas, SGS, AFNOR Certification, Ecocert) ou vérifié par un cabinet d’audit carbone accrédité. Les normes méthodologiques à suivre sont les normes ISO 14064 ou GHG Protocol, et les bases publiques de l’ADEME (Base Carbone, Base Empreinte). L’exercice fiscal couvert, le périmètre déclaré doivent être précisés. La limite est que la qualité est variable selon la maturité méthodologique fournisseur. La notation RSE documentaire EcoVadis constitue un document complémentaire, distinct d’un bilan carbone stricto sensu ;
  • Un audit social et environnemental tiers. Il permet de démontrer les conditions de production et la conformité réglementaire. L’audit SMETA est conduit via la plateforme Sedex (Supplier Ethical Data Exchange) et réalisé par des cabinets d’audit accrédités (Bureau Veritas, Intertek, SGS). L’audit Amfori BSCI fait également référence. Sa durée de validité, et le périmètre des sites couverts doivent être contrôlés. La limite est qu’il ne couvre que les sites audités ;
  • La documentation de traçabilité matière. Elle rend compte de la chaîne de provenance des matières premières. Il revient au fournisseur de la fournir avec les preuves amont (factures, certificats de transformation). La traçabilité est notifiée par lot de production. Il convient de vérifier la cohérence croisée des documents amont.

Les certifications d’entreprise globales (par exemple Certified B Corporation délivrée par l’organisme à but non lucratif B Lab) ont un rôle complémentaire à ces preuves produit, sans jamais s’y substituer : elles attestent d’un engagement RSE global de l’entreprise, pas de la conformité environnementale d’un goodies pris isolément.

Comment garantir la traçabilité d’un goodies ?

La traçabilité d’un goodies correspond à retrouver et documenter l’ensemble des étapes de la chaîne depuis l’origine des matières premières jusqu’à la livraison du produit fini, en documentant chaque maillon par des documents justifiant sa transformation.

Les points de chaîne vérifiés sont les suivants : origine de la matière première (pays, fournisseur amont, certification associée), lieu de la transformation (usine, sous-traitants, certifications du site), procédé de personnalisation (technique de marquage, fournitures utilisées), conditionnement et transport (mode, distance, intermédiaires logistiques), distribution finale (importateur, distributeur). Un document doit attester de chaque étape : facture amont, certificat de conformité, bordereau de transport, déclaration douanière. La traçabilité a néanmoins ses limites : complexité de la chaîne, qualité documentaire des fournisseurs amont. Les outils permettant une traçabilité, les moyens de vérification de la traçabilité et les limites de la traçabilité dans les goodies sont détaillés dans la page dédiée traçabilité des goodies.

Comment choisir un fournisseur de goodies éco-responsables ?

Choisir un fournisseur de goodies éco-responsables se fait par vérification croisée des promesses du fournisseur et des preuves documentaires qu’il fournit, plutôt que par sélection sur la seule base du discours commercial.

Une grille de décision à cinq dimensions structure l’évaluation :

Dimension Critère d’évaluation Preuve à demander
Engagement déclaré Présence d’une politique RSE écrite et publiée Rapport extra-financier, charte fournisseur, démarche EcoVadis
Catalogue produit Proportion de produits labellisés ou écoresponsables sur l’ensemble de l’offre Catalogue catégorisé, certifications par produit
Chaîne de production Traçabilité des matières et des sites de production Cartographie fournisseurs, audits sociaux, certifications de site
Capacité d’audit Disposition à se faire auditer par l’acheteur ou un tiers Acceptation d’audit, transparence sur les sites de production
Innovation environnementale Investissements et brevets dans l’écoconception et l’économie circulaire R&D documentée, partenariats environnementaux

Un fournisseur qui refuse de fournir des preuves documentaires ou qui se limite à des affirmations marketing sans audit tiers présente un risque réputationnel pour l’acheteur en cas de contrôle externe.

Qu’est-ce qu’un achat responsable de goodies ?

La notion d’achat responsable appliquée aux goodies vient poser le cadre stratégique d’une démarche d’achat intégrant des critères environnementaux, sociaux et éthiques dans le choix des fournisseurs et des produits en plus des critères classiques que sont le prix, la qualité et le délai.

L’achat responsable porte sur une dimension environnementale (matières, fabrication, fin de vie), une dimension sociale (conditions de travail, droits humains), une dimension éthique (lutte contre la corruption, transparence) et sur une dimension économique (relation équitable avec le fournisseur). La preuve fournisseur passe par des audits indépendants, des certifications tierces, et un engagement contractuel sur les standards. Le cadre normatif de référence est la norme ISO 20400 (achats responsables, lignes directrices), la méthode opérationnelle et la mise en œuvre sont traitées dans la section suivante. Le détail des principes de l’achat responsable et de la méthode de mise en œuvre dans les achats goodies est traité dans la page dédiée achats responsables appliqués aux goodies.

Comment évaluer un fournisseur de goodies éco-responsable ?

L’évaluation d’un fournisseur de goodies éco-responsable constitue la méthode opérationnelle de mise en œuvre du cadre des achats responsables. Elle s’appuie sur une grille de scoring structurée qui croise plusieurs critères pondérés, plutôt qu’une simple comparaison de prix entre devis.

Critère d’évaluation Preuve attendue Méthode de vérification Risque associé
Politique RSE
formelle
Rapport extra-financier, charte engagement Lecture documentaire, recherche presse Engagement de façade sans actions mesurables
Certifications
produits
Labels environnementaux par référence catalogue Vérification numéro de licence sur site officiel du label Certification expirée ou non renouvelée
Audits sociaux
indépendants
Rapport Sedex, Amfori BSCI, EcoVadis Demande du rapport complet, pas seulement le score Score moyen masquant des non-conformités
Capacité d’audit
acheteur
Acceptation d’audit terrain par l’acheteur ou un tiers Inscription au contrat Refus signalant un risque de non-conformité
Performance
carbone
Bilan carbone à l’échelle entreprise ou produit Vérification de la méthode (norme ISO 14064, GHG Protocol) Bilan partiel ou périmètre restreint

Le détail de la méthode d’évaluation, des grilles de scoring et des outils sectoriels disponibles est traité dans la page dédiée fournisseurs responsables de goodies.

Quels goodies éco-responsables selon l’usage en entreprise ?

Le bon goodies éco-responsable dépend de l’usage en entreprise, de la cible destinataire et du contexte de distribution. Trois usages structurent les déclinaisons :

Usage Besoin utilisateur Contrainte environnementale Preuve à demander
Welcome pack
collaborateur
Outils utiles à la prise de poste, sentiment d’appartenance Matières durables, fabrication locale, faible empreinte transport Certifications GOTS, Origine France Garantie, FSC selon les composants
Cadeaux collaborateurs
(anniversaires, séminaires,
fin d’année)
Reconnaissance individuelle ou collective, valeur perçue Cohérence avec les engagements RSE internes, équité entre collaborateurs Documentation matière par produit, traçabilité fournisseur
Cadeaux clients
(signature, fidélisation,
anniversaire)
Marquage relationnel, image de marque cohérente Alignement avec la politique RSE du client (importance pour les comptes engagés) Certifications produit, bilan carbone, label éco visible

Le choix du goodies dépend du croisement entre le besoin de l’usage cible, les contraintes environnementales applicables et la preuve documentaire disponible auprès du fournisseur.

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