Reconnaître un label éco-responsable fiable suppose de savoir qui l’a émis, ce qu’il garantit et comment le vérifier.
Cet article couvre la définition d’un label éco-responsable, l’intérêt de le vérifier, sa distinction avec une norme, une certification et une notation, puis les six familles de labels et leurs signes de référence. Sa valeur dépend du périmètre certifié, de l’organisme émetteur, de la méthode d’audit et de la preuve fournisseur, sans lesquels la mention reste une allégation sans force probante.
Qu’est-ce qu’un label éco-responsable ?
Un label éco-responsable est une attestation délivrée par un organisme tiers indépendant, qui certifie qu’une caractéristique environnementale ou sociale d’un produit, de sa matière première, de son procédé de fabrication ou de son fournisseur respecte un référentiel public. Le label se distingue de l’auto-déclaration (allégation faite par le fabricant lui-même) par l’intervention d’un auditeur externe accrédité et par la publication d’un cahier des charges consultable. La valeur d’un label tient à quatre dimensions vérifiables : son périmètre exact (matière, procédé, entreprise, ou produit fini), l’organisme qui l’a émis et son indépendance, la méthode de contrôle (audit sur site, analyse en laboratoire, revue documentaire) et la preuve documentaire associée (numéro de certificat, date de validité, scope statement). Une mention sans ces quatre éléments ne constitue pas un label : elle reste une déclaration commerciale.
Pourquoi vérifier un label éco-responsable ?
Vérifier un label éco-responsable sépare la promesse marketing de la preuve environnementale opposable, et expose à un risque juridique en cas d’allégation non fondée (cadre des pratiques commerciales trompeuses, articles L.121-2 et L.121-4 du Code de la consommation). Cinq éléments doivent être collectés auprès du fournisseur avant tout engagement contractuel.
| Élément à vérifier | Preuve attendue | Risque si absent |
|---|---|---|
| Existence du label | Page officielle de l’organisme émetteur | Label inventé ou détourné |
| Validité du certificat | Numéro de certificat + date d’expiration | Allégation périmée |
| Périmètre couvert | Scope statement (produit, matière, site) | Confusion produit/entreprise |
| Correspondance avec le goodies livré | Document de transaction (Transaction Certificate, déclaration de conformité) | Substitution sans traçabilité |
| Organisme certificateur accrédité | Mention de l’accréditation (ISO 17065 pour les certifications produit, ISO 17021-1 pour les certifications de systèmes, reconnaissance IAF) | Audit sans valeur opposable |
Comment reconnaître un label éco-responsable fiable ?
Reconnaître un label éco-responsable fiable consiste à identifier sept éléments visibles ou documentaires qui définissent sa portée réelle. La lecture suit un ordre fixe, du logo apposé au certificat fournisseur, et chaque étape conditionne la validité de l’allégation.
- Identifier le nom complet et le grade du label (exemple : « GOTS Organic » ≠ « GOTS Made with Organic »)
- Localiser le numéro de licence ou de certificat (généralement sous le logo)
- Repérer l’organisme certificateur indiqué à proximité du logo
- Vérifier le périmètre du marquage (produit fini, matière, procédé, ou fournisseur)
- Consulter la base publique de l’organisme émetteur pour confirmer l’enregistrement actif
- Demander au fournisseur le Scope Certificate et, si applicable, le Transaction Certificate
- Comparer le contenu du Scope avec la fiche technique du goodies commandé
Label, certification, norme ou notation : quelle différence ?
Ces quatre signes se distinguent par qui écrit le référentiel et qui contrôle : ils ne sont pas au même niveau. La norme est le texte de référence, la certification est l’acte par lequel un tiers atteste la conformité à ce texte, le label est la marque graphique qui en découle, et la notation est un score comparatif attribué à l’entreprise.
- La norme : un référentiel officiel élaboré par un organisme de normalisation (ISO, AFNOR), certifiable ou non ; sa preuve est un certificat, pas un logo sur l’objet.
- La certification : l’acte de vérification de la conformité par un tiers indépendant, idéalement accrédité par le COFRAC.
- Le label : une marque graphique adossée à un référentiel, apposée sur le produit ou l’entreprise après contrôle par un tiers.
- La notation : un score ou une médaille (par exemple Ecovadis), sans logo produit, attribué par une agence sur la base de preuves déclaratives.
Quels sont les labels textiles ?
Les labels textiles autour d’un goodies écologique permettent de certifier soit la composition, soit le procédé de fabrication, soit le caractère recyclé d’un textile. Chacun d’entre eux à sa propre exigence en termes de preuve documentaire. 3 labels structurent ce périmètre, je les ai listé ci-dessous dans l’ordre de leur portée : composition organique, innocuité chimique du produit fini, contenu recyclé. Chacun des ces labels définis un grade minimum, un référentiel de contrôle, un organisme émetteur et un système de traçabilité (Scope Certificate + Transaction Certificate).
- Label GOTS (Global Organic Textile Standard) : composition en fibres biologiques certifiées
- Label Oeko-Tex Standard 100 : absence de substances nocives sur le produit fini
- Label GRS (Global Recycled Standard) : contenu recyclé tracé sur la chaîne de valeur
1. Label GOTS (Global Organic Textile Standard)
Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) certifie qu’un textile contient au moins 70% de fibres biologiques tracées sur toute la chaîne de transformation. Le référentiel distingue deux grades : « GOTS Organic » (≥95% de fibres biologiques certifiées, ≤5% non biologiques) et « GOTS Made with Organic » (≥70% de fibres biologiques certifiées, ≤30% non biologiques dont 10% maximum de synthétique). Le label est géré par Global Standard gGmbH ; l’audit est délégué à des organismes tiers accrédités (Ecocert, Control Union, ICEA, Intertek).
La preuve attendue se compose du Scope Certificate du dernier transformateur et du Transaction Certificate émis pour chaque envoi. Pour un goodies textile, vérifier que le grade GOTS affiché correspond à celui mentionné dans la fiche produit, et que le Transaction Certificate couvre le lot livré.
2. Label Oeko-Tex Standard 100
Le label Oeko-Tex Standard 100 atteste qu’un produit textile fini ne présente sur aucun de ses éléments de substances nocives au-delà des seuils définis par le référentiel, jugés plus restrictifs que ceux de la réglementation européenne REACH. Il est vérifié en laboratoire sur chacun de ses composants (fil, tissu, accessoire, marquage) et sur plusieurs centaines de paramètres : pesticides, métaux lourds, colorants azoïques cancérogènes, formaldéhyde, phtalates, alkylphénols. Le label précise 4 classes en fonction du contact peau (classe I : articles pour bébés ; classe IV : matériaux d’ameublement).
Le système est développé par l’association internationale OEKO-TEX, chaque certificat étant délivré par l’un ou l’autre de ses instituts membres accrédités (OETI Autriche, Hohenstein Allemagne, Testex Suisse, IFTH France …). La preuve attendue est le certificat numéroté du label Oeko-Tex Standard 100, d’une validité de 12 mois, contrôlable sur l’outil Label Check public. Dans le cadre d’un goodies textile, vérifier la classe (adaptée à l’usage final), le numéro de certificat et l’institut émetteur.
3. Label GRS (Global Recycled Standard)
Le label GRS (Global Recycled Standard) certifie qu’un produit contient au moins 20% de matières recyclées tracées sur l’ensemble de la chaîne de production, avec un seuil minimum de 50% pour l’usage du logo en communication consommateur. Le référentiel impose une chaîne de traçabilité documentée à chaque maillon (Scope Certificate par site, Transaction Certificate par envoi), et vérifie des critères sociaux (interdiction du travail des enfants), environnementaux (gestion de l’eau et des produits chimiques) et de gestion. Le standard est géré par Textile Exchange ; l’audit est délégué à des organismes tiers accrédités (Control Union, Intertek, SCS Global Services, Bureau Veritas).
La preuve attendue par le label GRS se compose du Scope Certificate du fournisseur et du Transaction Certificate du lot livré. Pour un goodies présenté comme recyclé, vérifier le pourcentage exact certifié (≥20% B2B, ≥50% pour le logo grand public) et la cohérence avec la composition affichée.
Quels labels pour les matières premières ?
Un label de matières pour un goodies permet de certifier l’origine, le mode de production ou la gestion durable d’une ressource (bois, fibre, cuir, métal) avant même sa transformation en produit fini. Le label dépend de la matière réelle du goodies : un carnet papier ou un crayon en bois relèvent du périmètre forestier (FSC, PEFC), un textile relève des labels textiles, un goodies cuir d’un autre périmètre… La preuve attendue est toujours un Chain of Custody (chaîne de contrôle) tracée du producteur au fournisseur final. Pour un goodies à dominante bois ou papier, il est important de s’attendre à trouver le label FSC, détaillé plus loin.
1. Label FSC (forêts gérées durablement)
Le label FSC (Forest Stewardship Council) certifie qu’un produit à base de bois ou de fibres ligneuses provient de forêts gérées selon les principes FSC ou de matières recyclées tracées par une chaîne de contrôle (Chain of Custody). Le référentiel distingue trois grades : « FSC 100% » (100% issu de forêts certifiées FSC), « FSC Mix » (mélange contrôlé contenant au minimum 70% de matières FSC et/ou recyclées) et « FSC Recycled » (100% de matières recyclées dont au moins 70% post-consommation, le reste en pré-consommation reclaimed). Le label est géré par Forest Stewardship Council A.C. (ONG internationale basée à Bonn) ; l’audit est délégué à des organismes tiers accrédités (Bureau Veritas, SGS, Control Union, SCS Global Services).
La preuve attendue se compose du certificat CoC du fournisseur et du code de licence FSC apposé sur le produit, vérifiable sur la base publique info.fsc.org. Pour un goodies papier, bois ou carton, vérifier le grade exact (Mix ≠ 100%) et la validité du certificat. La page enfant Label FSC pour goodies détaille les trois grades, la procédure CoC, le coût et les contrôles annuels.
2. Label PEFC (gestion forestière certifiée)
Le label PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification) certifie qu’un produit contenant du bois ou du papier contient 70 % min. de matières issues de forêts certifiées PEFC ou de sources recyclées, et que le reste provient de sources contrôlées. Le référentiel est avant tout une chaîne de contrôle documentaire. Du propriétaire forestier au transformateur, chaque maillon possède son propre certificat.
PEFC Council, association internationale basée à Genève, pilote le système. Par opposition à FSC, PEFC Council reconnaît des systèmes nationaux sans imposer un standard unique. L’audit est délégué à des organismes tiers accrédités (Bureau Veritas, SGS, Control Union).
La preuve attendue par le label PEFC est le certificat de chaîne de contrôle du fournisseur et le n° de licence apposé sur le produit. Pour un goodies en bois, en papier ou en carton, s’assurer que le n° de licence est celui du fabricant du produit fini et non pas celui d’un fournisseur situé en amont.
Quels labels environnementaux généralistes ?
Les labels environnementaux généralistes sont ceux qui concernent un produit fini quelle que soit sa matière, à partir d’une analyse de son cycle de vie complet. Ils ne s’arrêtent pas à certifier un composant (labels de matière) ou un fournisseur (labels d’entreprise). Trois d’entre eux concernent les objets promotionnels : deux labels publics et un label privé autour de la circularité.
Les deux labels publics reposent sur des cahiers des charges arrêtés par une autorité et révisés en consultation des parties prenantes. Le label privé fixe ses propres critères et les fait évoluer sans procédure publique. Cette différence de gouvernance change la valeur de preuve.
Un référentiel public engage une administration ou la Commission européenne. Un référentiel privé n’engage que son propriétaire.
1. Écolabel Européen
L’Écolabel Européen garantit qu’un produit répond à des critères environnementaux concernant l’ensemble de son cycle de vie de l’extraction des matières premières à sa fin de vie. Le référentiel est institué par le règlement (CE) n° 66/2010 et décliné en cahier des charges par catégorie de produit, révisés périodiquement. Il s’applique à tous les produits hors alimentaire et pharmaceutique, répartis en une trentaine de catégories.
En France l’ADEME accompagne la politique publique et AFNOR Certification délivre le label sous accréditation COFRAC. La preuve attendue par l’Écolabel Européen est le numéro de licence apposé sur le produit, vérifiable sur le catalogue public de la Commission européenne. Pour un goodies, vérifier qu’une catégorie de produit existe pour l’objet concerné : l’Écolabel ne couvre pas toutes les familles d’objets promotionnels.
2. Label NF Environnement
La marque NF Environnement certifie des produits dont l’impact environnemental a été réduit tout au long de leur cycle de vie à niveau d’aptitude à l’usage équivalent aux produits concurrents. Créée en 1991, elle fonctionne par cahier des charges propre à chaque catégorie de produit, portant conjointement sur la qualité d’usage et la qualité environnementale. Elle est attribuée par AFNOR Certification qui s’appuie sur le Comité Français des Écolabels pour arrêter les catégories couvertes.
Les biens de consommation courante en constituent le périmètre, notamment la papeterie, les cartouches d’impression et les filtres, à l’exception de l’alimentaire et du pharmaceutique. La preuve attendue est le numéro de certificat NF Environnement du produit. Pour un goodies de papeterie, vérifier que la référence exacte figure au certificat, et non la seule gamme du fabricant.
3. Label Cradle to Cradle Certified
Le label Cradle to Cradle Certified évalue un produit sur cinq catégories en même temps : santé des matériaux, circularité, énergie renouvelable, gestion de l’eau, responsabilité sociale. Dans la version 4.0 du standard, quatre niveaux (Bronze, Argent, Or, Platine) sont attribuables, le niveau global étant le plus bas des cinq catégories, ce qui empêche de compenser une faiblesse par une force. Le référentiel est porté par le Cradle to Cradle Products Innovation Institute, organisme indépendant, l’évaluation étant réalisée par des organismes accrédités.
La preuve attendue par le label Cradle to Cradle est le certificat mentionnant le niveau obtenu et la version du standard appliqué. Devant un goodies présenté comme circulaire, vérifier le niveau et la version : un produit Bronze en 4.0 n’a pas le même contenu qu’un Or en 3.1.
Quels labels sociaux et éthiques ?
Les labels sociaux et éthiques applicables à un goodies garantissent les conditions de travail et l’équité commerciale attachées à la matière première. Ils répondent à un risque propre aux goodies dont la fibre ou la denrée vient de pays où la traçabilité sociale est difficile à établir. Sur ce terrain, le label Fairtrade fait référence : il certifie une matière première issue du commerce équitable, achetée aux organisations de producteurs à un prix minimum garanti assorti d’une prime de développement. Le périmètre exact du label, la preuve à exiger du fournisseur et sa limite principale sont détaillés ci-dessous.
1. Label Fairtrade (commerce équitable)
Le label Fairtrade (commerce équitable) certifie qu’une matière première (coton, cacao, café, sucre, or) a été achetée à des organisations de producteurs au Sud à un prix minimum garanti incluant une prime de développement Fairtrade. Le référentiel impose des critères sociaux (interdiction du travail forcé et des enfants, liberté syndicale, salaire décent), environnementaux (gestion de l’eau, des sols, des pesticides) et économiques (contrats à long terme, préfinancement). Le standard est géré par Fairtrade International, et l’audit est conduit par FLOCERT (filiale indépendante créée en 2003, premier organisme de certification sociale au monde à obtenir l’accréditation ISO 65 en 2007, accréditée ISO 17065 depuis 2015), avec audits initiaux puis surveillance triennale incluant des audits inopinés.
La preuve attendue se compose du certificat FLOCERT, vérifiable sur le registre public flocert.net, et du Transaction Certificate accompagnant chaque lot. Pour un goodies textile en coton Fairtrade, vérifier le numéro de licence FLOCERT du fournisseur et la mention exacte sur le produit (« Fairtrade Cotton » couvre la fibre, pas la confection).
Quels labels d’origine et de fabrication ?
Un label d’origine et de fabrication pour un goodies atteste qu’une proportion déterminée de la valeur ajoutée du produit a été émise dans un territoire donné, dans la très grande majorité des cas la France pour le marché B2B francophone. Le label d’origine et de fabrication va être à différencier de la simple mention ‘Made in France’ (auto-déclarative, encadrée par les règles douanières), par l’intervention d’un certificateur tiers sur la base d’un cahier des charges public, avec un audit annuel et un calcul du prix de revient unitaire par un organisme accrédité. Le label d’origine et de fabrication le plus usité pour un goodies fabriqué en France est l’Origine France Garantie, présenté plus loin.
1. Label Origine France Garantie
Le label Origine France Garantie atteste qu’au moins 50% du prix de revient unitaire d’un goodies est acquis en France, et que ledit produit prend ses caractéristiques essentielles sur le territoire. Les 2 critères sont cumulatifs : à défaut le label ne peut être apposé. Le référentiel a été élaboré par l’association Pro France (créée en 2010), qui a déposé la marque Origine France Garantie en mai 2011.
Les audits sont réalisés par des organismes tiers accrédités (Bureau Veritas, Afnor Certification, SGS, Cerib, FCBA, LCIE). La procédure prévoit une étude en 2 étapes (étude initiale du dossier produit puis décision de certification), un audit de vérification dans les 6 mois puis un audit annuel de maintien. La preuve attendue est composée à la fois du certificat numéroté nominatif (par produit ou gamme) et du logo officiel apposé.
Pour un goodies présenté comme français, il est à vérifier que le label couvre la référence exacte commandée (pas la marque entière), et que le certificat est dans sa période de validité. La page enfant Label Origine France Garantie pour goodiesvous détaille le calcul du prix de revient, les caractéristiques essentielles, le coût de la certification et les contrôles annuels.
Quels labels d’impression et de marquage ?
Un label d’impression et de marquage pour un goodies garantit le procédé technique ou le prestataire apposant le visuel, et non le goodies lui-même. Le périmètre du label est notamment la gestion des déchets dangereux, le stockage des liquides, l’absence de produits CMR (cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction), la sensibilisation du personnel et le suivi énergétique du site d’impression. Un goodies imprimé chez un prestataire labellisé n’est pas un « goodies labellisé » car c’est le procédé qui est labellisé et pas le produit fini. Le seul label existant et de référence pour l’impression et le marquage de goodies en France est l’Imprim’Vert, détaillé plus loin.
1. Label Imprim’Vert
Le label Imprim’Vert est une marque collective française qui garantit qu’une imprimerie respecte cinq critères environnementaux relatifs à son activité :
- Les déchets dangereux sont gérés par un collecteur agréé.
- Les liquides dangereux (encres, solvants, produits de nettoyage) sont stockés de façon sécurisée.
- Les produits étiquetés CMR ne sont pas utilisés.
- Le personnel et la clientèle sont sensibilisés à l’environnement.
- Les consommations énergétiques du site sont suivies.
Le label Imprim’Vert a été créé en 1998 par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Loir-et-Cher et la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat du Centre, et il est détenu et géré au plan national et international par Amigraf via le Pôle d’Innovation de l’Imprimerie (P2I) depuis fin 2007. Les Chambres de Commerce et d’Industrie et les Chambres de Métiers et de l’Artisanat sont les partenaires régionaux qui réalisent les diagnostics et accompagnent les imprimeurs vers la labellisation, sous l’autorité de comités d’attribution régionaux chapeautés par un comité consultatif national. L’attribution est annuelle, renouvelable deux fois sur présentation de justificatifs (factures de collecte, fiches de sécurité, plan de sensibilisation), une visite de renouvellement étant obligatoire la troisième année.
La preuve attendue est le certificat nominatif délivré au prestataire d’impression. Dans le cas d’un goodies marqué en France, vérifier que l’imprimerie qui réalise l’impression (et pas le distributeur de goodies) est bien labellisée et que le certificat est en cours de validité.
Quels labels d’entreprise ?
Un label d’entreprise certifie la gouvernance, la performance environnementale, sociétale et de gouvernance (ESG) ou l’engagement RSE de l’entreprise à l’échelle de sa structure, mais ne certifie pas chacun des produits vendus. La nuance est importante : un fournisseur certifié peut très bien commercialiser des goodies non certifiés individuellement, et la mention de la certification entreprise sur un produit est une allégation floue et sans preuve produit complémentaire. La preuve attendue consiste dans le certificat entreprise (à ne pas confondre avec un certificat produit), accompagné si possible d’une fiche RSE par référence. La certification entreprise la plus reconnue au niveau international est B Corp, dont les modalités sont détaillées plus loin.
1. Label B Corp
La certification B Corp est délivrée par B Lab (ONG fondée en 2006, premières certifications en 2007) à des entreprises qui démontrent une performance vérifiée sur sept Impact Topics couvrant la gouvernance, les droits humains et l’environnement. Les nouveaux standards (V2.0 publiée le 8 avril 2025, mises à jour V2.1 et V2.2 publiées le 20 février 2026) remplacent l’ancien modèle V6 de la B Impact Assessment et son score cumulatif de 80 points par sept Impact Topics obligatoires : Purpose & Stakeholder Governance, Fair Work, Justice Equity Diversity & Inclusion (JEDI), Human Rights, Climate Action, Environmental Stewardship & Circularity, Government Affairs & Collective Action. La certification s’inscrit dans un cycle de 5 ans (Year 0 = certification initiale, Year 3 = exigences intermédiaires renforcées, Year 5 = recertification), avec un audit conduit par un organisme tiers indépendant accrédité ISO 17021-1 (liste publiée progressivement par B Lab). La transition vers la nouvelle version V2 des standards est obligatoire pour toutes les recertifications à partir de 2026, avec une deadline du 27 septembre 2026 pour les entreprises affectées par la directive UE Empowering Consumers for the Green Transition (ECGT), c’est-à-dire celles qui communiquent des allégations environnementales vers les consommateurs européens.
La preuve attendue est le statut « Certified B Corporation » actif, vérifiable sur le répertoire public bcorporation.net. Pour un fournisseur de goodies présenté comme B Corp, vérifier la date de certification, la version du standard appliqué (V1.6 ancienne ou V2.x nouvelle), et que la certification couvre l’entité juridique qui livre la commande. La page enfant Label B Corp pour goodies détaille les sept Impact Topics, le cycle d’amélioration sur 5 ans, le coût et la transition vers la version V2 des standards.
2. Label LUCIE 26000
Le label LUCIE 26000 est un label RSE d’entreprise adossé à la norme ISO 26000, attribué par un comité indépendant de l’Agence LUCIE (créée en 2007). L’évaluation couvre les sept questions centrales de l’ISO 26000 et aboutit à un score sur 1000 points, le seuil de labellisation étant fixé à 500 points. Le parcours associe une formation à l’ISO 26000, une auto-évaluation, puis un audit initial sur site par un évaluateur tiers indépendant (Bureau Veritas Certification, Baker Tilly, RSEVAL, CertUp).
Le label LUCIE 26000 est valable quatre ans, avec un suivi intermédiaire, et un palier d’initiation LUCIE Progress (seuil 300 points, évaluation à distance) le précède. Comme tout label d’entreprise, il atteste la maturité RSE de la structure, pas les qualités d’un produit précis.
3. Label Engagé RSE
Le label Engagé RSE est le label RSE d’entreprise d’AFNOR Certification, évalué sur le modèle de l’ISO 26000 (ancien AFAQ 26000, renommé en 2017). Le référentiel, enrichi des dix-sept Objectifs de développement durable et des principes du Global Compact, note l’organisation sur 1000 points répartis en quatre niveaux : Initial (1 à 300), Progression (301 à 500), Confirmé (501 à 700) et Exemplaire (701 à 1000). L’évaluation est conduite par un évaluateur RSE AFNOR, avec une revue de suivi à mi-parcours, et le label est valable trois ans.
Plus de 800 organisations en sont titulaires. Il prouve qu’un fournisseur pilote sa démarche RSE de façon structurée et auditée, sans garantir les caractéristiques d’un objet précis.
4. Label Positive Company
Le label Positive Company est un label RSE d’entreprise indépendant, adossé à l’ISO 26000 et aux Objectifs de développement durable, créé en 2019. Sa méthode est participative : l’audit documentaire est couplé à une consultation anonyme des parties prenantes (salariés, clients, fournisseurs). L’entreprise est notée sur 100 points répartis en cinq piliers et obtient de une à trois étoiles affichées sur le logo (une étoile à partir de 50 sur 100, deux à partir de 60, trois à partir de 70, avec un minimum par thème).
Le label est valable dix-huit mois. Il reflète l’engagement RSE de l’entreprise vu par ses parties prenantes, sans certifier un produit particulier.
Comment vérifier l’authenticité d’un label ?
Vérifier qu’un label est authentique consiste à contrôler les six points que nous exposons ci-dessous et qui sont contrôlables (auprès de sources publiques et du fournisseur, en cet ordre). L’absence d’un seul suffit à invalider la valeur de preuve du label.
- Relevé sur le produit (ou sur la fiche du fournisseur) du nom complet, du grade et du numéro de certificat.
- Consultation de la base publique de l’organisme émetteur (ex. info.fsc.org, label-check Oeko-Tex, registre flocert…) pour vérifier l’existence d’un enregistrement actif.
- Vérification de la date de validité du certificat (non échu).
- Demande au fournisseur du Scope Certificate (gage que le site et les produits sont couverts) et du Transaction Certificate (gage que le lot livré est couvert, pour les labels matière).
- Vérification que l’organisme certificateur mentionné est accrédité ISO 17065 (certifications produit) ou ISO 17021-1 (certifications de systèmes) par un membre IAF (International Accreditation Forum) ou une autorité nationale équivalente (Cofrac en France).
- Comparaison de la mention exacte du label avec celle qui figure sur la fiche technique du goodie commandé (pas de glissement marque/produit, entreprise/produit, matière/produit fini).
Comment éviter le greenwashing des labels ?
Le greenwashing sur les labels désigne l’usage trompeur, partiel ou non documenté d’une preuve environnementale dans la communication commerciale. Cinq signaux d’alerte permettent de détecter une allégation à risque, et chaque signal appelle une preuve documentaire à demander avant validation de la commande.
| Signal d’alerte | Preuve à demander |
|---|---|
| Logo affiché sans numéro de certificat ni organisme émetteur | Certificat numéroté + nom de l’organisme accrédité |
| Mention « écologique », « responsable », « durable » sans label tiers associé | Référentiel public et auditeur indépendant |
| Label valable pour une seule matière mais étendu à tout le produit | Scope Certificate du fabricant final |
| Certification d’entreprise présentée comme certification produit | Fiche produit avec certification spécifique |
| Label inventé ou auto-créé par la marque elle-même | Vérification dans la base de l’organisme émetteur indépendant |
La page enfant greenwashing dans les goodies détaille les sanctions juridiques (Code de la consommation, directive UE 2024/825), les indices visuels et la procédure de signalement.
Quel label éco-responsable choisir pour ses goodies ?
Le label à privilégier pour un objet publicitaire dépend de sa matière et de son procédé, il n’existe pas de label unique. Un textile relève de GOTS, Oeko-Tex ou GRS, un objet en bois ou papier du FSC, un objet fabriqué en France de l’Origine France Garantie, et un marquage de l’Imprim’Vert. Sur un goodie, le bon réflexe est de vérifier le label qui couvre réellement la matière ou l’étape concernée, et non un label d’entreprise du fournisseur, qui atteste sa démarche RSE globale sans garantir l’objet livré. Un label produit et un label d’entreprise sont complémentaires : le premier engage l’objet, le second le fournisseur.