La tampographie reporte une encre fine sur un objet à l’aide d’un tampon en silicone souple, qui épouse les formes courbes, irrégulières ou creuses que la sérigraphie à plat ne couvre pas. Elle s’impose ainsi sur les petites et moyennes séries de stylos, clés USB, briquets et autres objets techniques.
Cet article détaille ses avantages et ses limites, les supports compatibles, son profil écologique, ce qui compose son coût, et les cas où elle prime sur la sérigraphie ou la gravure laser.
Qu’est-ce que la tampographie ?
La tampographie est un procédé d’impression indirect dans lequel une encre est transférée d’un cliché gravé en creux vers un objet à l’aide d’un tampon en silicone souple. Le tampon vient prélever l’encre déposée dans les creux du cliché, avant de la déposer sur la surface du goodies à marquer.
Le cliché résulte d’une photogravure chimique, sur résine photosensible pour les petites séries et sur plaque d’acier pour les grandes séries. Le film d’encre très fin ainsi déposé est caractéristique, il est imperceptible sous les doigts et une trame se devine sous grossissement sur les aplats.
C’est parce qu’elle épouse les surfaces régulières comme irrégulières de si près que la technique conquiert les stylos cylindriques, les clés USB, briquets, carnets et les petits objets techniques.
Ce schéma décompose les quatre étapes du procédé d’impression tampographique.

Quels sont les avantages de la tampographie ?
Les avantages de la tampographie sont au nombre de cinq, sur un marquage de goodies en petite ou moyenne série : compatibilité des formes complexes, polyvalence des matières, multi-couleurs jusqu’à six passages, cadence élevée et reproduction des détails fins. Ils expliquent sa place importante dans le marquage des objets publicitaires.
- Compatibilité des formes complexes : Le tampon en silicone se déformant au moment du contact, il est ainsi possible d’imprimer des surfaces courbes, irrégulières ou creuses là où la sérigraphie à plat échoue.
- Polyvalence des matières : On peut marquer en tampographie du plastique, métal, verre, bois, céramique et silicone avec la même cellule machine, tant que l’on adapte le solvant et le temps de séchage.
- Multi-couleurs jusqu’à 6 passages : à l’aide d’une machine multipostes, jusqu’à 6 couleurs peuvent être superposées, chaque couleur nécessitant un cliché et un tampon ; au-delà de deux ou trois, le repérage devient délicat car le tampon souple s’écrase différemment à chaque passage.
- Cadence élevée sur petites séries : Dès quelques centaines de pièces la technique tient des cadences industrielles, grâce à un coût de calage bien plus faible que pour la sérigraphie textile.
- Reproduction des détails fins : Le film d’encre étant très fin, les logos détaillés, mentions légales et codes-barres sont restitués sur de petites zones de marquage.
Quelles sont les limites de la tampographie ?
Les limites de la tampographie sont au nombre de cinq : rendu sur aplats, taille de zone, durabilité au lavage, encres à solvants et tenue sur métaux lisses. Elles orientent vers une autre technique selon le projet.
| Limite | Cas concerné | Impact sur le choix |
|---|---|---|
| Encre fine et semi-transparente sur aplats |
Logos pleins sur fond contrasté | Trame visible, rendu moins couvrant qu’une sérigraphie épaisse |
| Zone de marquage limitée | Visuels supérieurs à environ 8 cm de diamètre selon le tampon | Le tampon ne couvre pas les grandes surfaces, fractionnement des passages |
| Durabilité dégradée au lave-vaisselle sur verre et céramique |
Mugs, verres, bols passés en lavage chaud répété | Le marquage s’estompe, orientation vers transfert céramique ou sublimation |
| Encres à solvants émettrices de COV | Marquage industriel en encres traditionnelles | Profil environnemental dégradé, alternative en encres UV ou eco-solvant |
| Tenue moindre sur métaux lisses et flexibles |
Goodies métalliques non traités, supports souples | Risque d’écaillage, gravure laser préférable sur métal durable |
Chaque limite reste contournable par un choix de cliché, d’encre ou de technique secondaire, à arbitrer au devis.
Sur quels supports utiliser la tampographie ?
Les supports adaptés à la tampographie réunissent trois conditions cumulatives : matière compatible avec l’encre, forme acceptant le contact d’un tampon souple, et usage final tolérant un film d’encre fin. La technique couvre une large palette de matières en grande consommation goodies.
| Famille de support | Matières typiques | Profil tampographie |
|---|---|---|
| Plastiques techniques | ABS, polycarbonate, polypropylène | Excellente tenue sur ABS et polycarbonate ; le PP et le PE exigent un traitement de surface (Corona, flamme ou primaire) |
| Métaux | Aluminium, inox, laiton | Tenue moyenne, nécessite un primer ou un vernis de protection |
| Verre et céramique | Verres droits, mugs, bols | Marquage net mais lave-vaisselle proscrit pour la durabilité |
| Bois et liège | Bois clair, contreplaqué, liège pressé | Bonne accroche sur surfaces lisses, rendu mat |
| Silicone et caoutchouc | Bracelets, étuis, joints | Compatibilité conditionnée à un traitement de surface |
Cette illustration présente les cinq grandes familles de matériaux compatibles avec la tampographie.

Pour les goodies à dominante RSE, le choix de la tampographie se croise avec celui de matières écoresponsables (bambou, liège, bois certifié, plastiques recyclés). La compatibilité avec ces matières naturelles ou recyclées tient si la surface reste lisse et non poreuse au point de capillariser l’encre.
La tampographie est-elle écologique ?
Non : par défaut, la tampographie n’est pas écologique, son impact dépendant du type d’encre, du cliché, du volume produit et des preuves fournisseur.
Le bilan environnemental réel du marquage dépend de 4 leviers.
- Type d’encre. A la différence des encres UV (encore peu répandues en tampographie) qui réticulent par lampe sans solvant émetteur, et des encres eco-solvant à teneur réduite en COV, les encres à solvants traditionnelles émettent des composés organiques volatils.
- Cliché. A l’inverse d’un cliché en résine photosensible qui se jette après la petite série, un cliché en acier reste réutilisable sur grandes séries ce qui amortit la matière.
- Volume et énergie. A contrario du séchage des encres à solvants par four à air chaud gourmand en énergie, les encres UV réticulent instantanément sans échauffement.
- Preuves fournisseur. A rebours du fournisseur opaque, un fournisseur sérieux fournit les fiches de données de sécurité des encres, le mode de gestion des clichés usagés et le bilan énergie de l’atelier.
L’arbitrage RSE conduit à sélectionner des goodies éco-responsables reliant étroitement matière sobre, encre UV ou eco-solvant, et fournisseur à preuves vérifiables.
Combien coûte la tampographie sur goodies ?
Le coût de la tampographie sur goodies dépend de cinq facteurs structurants, à arbitrer au devis pour chaque projet. La fourchette unitaire dépend du support, du nombre de couleurs et du volume commandé, sans valeur de marché stable hors devis.
| Facteur | Effet sur le coût | Conditions |
|---|---|---|
| Frais techniques fixes | Création du cliché, BAT, calage machine | Coût fixe par couleur, amorti sur la série |
| Nombre de couleurs | +1 cliché et +1 passage par couleur | Coût quasi-linéaire jusqu’à 6 couleurs |
| Volume commandé | Forte dégressivité sur les séries importantes | Le coût unitaire chute quand le calage s’amortit |
| Support et préparation | Métal et silicone exigent primer ou traitement | Surcoût matière et temps de séchage |
| Type d’encre | Encre UV plus chère qu’une encre solvant standard | Surcoût compensé par cadence et bilan COV |
Le prix d’un goodies marqué en tampographie reste à demander au fournisseur, car la combinaison support + couleurs + volume rend toute fourchette générique non fiable.
Quand choisir la tampographie plutôt qu’une autre méthode de marquage ?
Choisir la tampographie quand le projet réunit un support à forme complexe, un visuel multi-couleurs sous 6 passages, une série courte à moyenne, et une exigence de cadence sur une zone de marquage compacte. Quatre critères de décision orientent l’arbitrage entre les méthodes de marquage des goodies.
- Évaluer la forme du support. Privilégier la tampographie sur cylindres, sphères, courbes et reliefs, écarter la sérigraphie plate dans ces cas.
- Compter les couleurs du visuel. Garder la tampographie jusqu’à 6 couleurs, basculer vers l’impression numérique au-delà.
- Quantifier la série. Choisir la tampographie sur les séries courtes à moyennes, jusqu’à plusieurs milliers de pièces, écarter la gravure laser unitaire en très petite série hors prototype.
- Vérifier la contrainte de durabilité. Préférer la gravure laser sur métal, verre culinaire et bois pour un marquage permanent passant au lave-vaisselle.
| Critère | Tampographie | Gravure laser |
|---|---|---|
| Permanence du marquage | Bonne, sauf lave-vaisselle sur verre/céramique | Permanente, inaltérable |
| Supports adaptés | Plastique, métal, verre, bois, silicone | Métal, bois, céramique, certains plastiques |
| Couleurs | Jusqu’à 6 couleurs | Monochrome (contraste de gravure) |
| Économie | Optimum sur séries courtes à moyennes | Optimum sur unitaire et durabilité longue |
Cette grille de décision compare la tampographie, la sérigraphie et la gravure laser sur cinq critères d’arbitrage.
