La sérigraphie marque un support en poussant une encre épaisse à travers un pochoir tendu sur un écran, une couleur par écran. Cette couche opaque et durable en fait la technique de référence pour les textiles et les surfaces planes produits en moyenne et grande série.
Cet article détaille ses avantages et ses limites, les supports compatibles, son profil écologique, ce qui compose son coût, et les cas où elle prime sur la tampographie, l’impression numérique ou la gravure laser.
Qu’est-ce que la sérigraphie ?
La sérigraphie est une technique de marquage : elle fait passer une encre à travers un écran de tissu maillé, tendu sur un cadre, qu’une raclette pousse vers le support à personnaliser. Tout repose sur un pochoir.
L’écran est d’abord enduit d’une émulsion photosensible, que l’on insole aux ultraviolets à travers un film portant le visuel. L’émulsion durcit sur les zones non imprimées et laisse libres les ouvertures du motif, par où l’encre passe. La raclette dépose alors l’encre sur le support à travers ces ouvertures, couleur par couleur, puisqu’un écran distinct est préparé pour chaque couleur du visuel.
Le rendu obtenu est opaque, épais au toucher et résistant aux lavages répétés. Sur les goodies, la sérigraphie marque les objets produits en série dont la surface reçoit directement l’encre : textiles publicitaires, sacs en toile et accessoires à face plane.
Ce schéma résume le procédé de la sérigraphie en quatre étapes, de l’écran enduit jusqu’au dépôt de l’encre sur le support.

Quels sont les avantages de la sérigraphie ?
Les avantages de la sérigraphie sont au nombre de quatre : l’opacité du rendu, la dégressivité du coût unitaire, la durabilité du marquage et la compatibilité avec les supports plats. Chacun reste lié à une condition d’usage.
- Opacité du rendu : déposée en couche épaisse et couvrante, l’encre sérigraphique restitue des couleurs vives et saturées, y compris sur un textile foncé. Le rendu donne son plein effet sur un visuel à aplats, moins sur des dégradés fins.
- Dégressivité du coût unitaire : les frais de préparation des écrans se répartissent sur toute la quantité produite, et le coût par objet baisse donc à mesure que la série s’allonge. L’effet devient net dès les moyennes séries.
- Durabilité du marquage : une fois polymérisée, l’encre tient face à l’abrasion et aux lavages répétés, ce qui garde le visuel lisible pendant toute la vie du goodies. Cette tenue suppose une polymérisation menée à son terme.
- Compatibilité multi-supports : avec un même procédé, la sérigraphie couvre les textiles comme les surfaces planes ou légèrement courbes, soit une large part des goodies produits en série. La technique atteint sa limite là où la raclette ne passe plus de façon uniforme.
Quelles sont les limites de la sérigraphie ?
Les limites de la sérigraphie sont au nombre de quatre, de nature technique, économique et de rendu : coût par couleur, rendu sans dégradés, frais fixes de préparation et supports plans requis. Elles apparaissent selon le visuel, la quantité commandée et la forme du support. Le tableau ci-dessous associe chaque limite à son cas d’apparition et à son effet sur la décision.
| Limite | Cas concerné | Impact sur le choix |
|---|---|---|
| Coût croissant avec le nombre de couleurs | Visuels à plusieurs couleurs, chaque couleur exigeant un écran dédié | Renchérit le marquage des logos polychromes et oriente vers une technique sans écran |
| Rendu inadapté aux dégradés | Photographies et dégradés fins de couleur | Écarte la sérigraphie au profit de l’impression numérique ou de la sublimation |
| Frais fixes de préparation | Petites séries où les écrans ne s’amortissent pas | Élève le coût unitaire et rend la technique peu compétitive en faible quantité |
| Supports plans requis | Objets aux formes complexes, arrondies ou en relief | Oriente vers la tampographie ou la gravure laser pour les surfaces non planes |
Sur quels supports utiliser la sérigraphie ?
La sérigraphie s’utilise sur les supports dont la compatibilité combine le procédé, la matière, la forme, la surface et l’usage du goodies. Un support convient à la sérigraphie quand sa surface est plane ou faiblement courbe, stable sous la pression de la raclette et apte à fixer l’encre après polymérisation. Quatre familles de supports répondent à ces conditions.
| Famille de supports | Exemples de goodies | Condition de compatibilité |
|---|---|---|
| Textiles publicitaires | T-shirts, sweats, polos, tote bags | Fibres aptes à fixer l’encre, surface tendue à plat sous la raclette |
| Sacs et accessoires en toile | Sacs de course, pochettes, trousses | Toile dense, surface dépliable et maintenue plane |
| Surfaces planes rigides en plastique | Sous-verres, règles, plaques signalétiques | Face plane, matière acceptant une encre adaptée au plastique |
| Accessoires métalliques à face plane | Boîtes, plaques, ouvre-bouteilles plats | Zone de marquage plane et traitement d’accroche de l’encre |
Cette illustration présente les quatre familles de supports compatibles avec la sérigraphie.

Le choix du support se combine avec celui de la matière. Les textiles en coton biologique, en coton recyclé ou en polyester recyclé reçoivent la sérigraphie tout en répondant aux exigences environnementales d’une commande de goodies, et leur composition conditionne la fixation de l’encre comme la durabilité du marquage.
La sérigraphie est-elle écologique ?
Cela dépend : le bilan écologique de la sérigraphie varie selon les consommables mobilisés, le procédé, le support marqué et le volume produit. Une même technique produit un résultat différent selon que l’atelier emploie une encre plastisol, composée de particules de PVC en suspension dans un plastifiant, ou une encre à l’eau, sans PVC ni phtalates.
Plusieurs phtalates utilisés comme plastifiants, dont le DEHP, le DBP et le BBP, figurent parmi les substances restreintes par le règlement européen REACH. Le bilan varie selon les solvants de nettoyage des écrans, l’énergie de polymérisation et la recyclabilité du support en fin de vie. Le tableau ci-dessous récapitule les facteurs qui font varier cet impact.
| Facteur | Effet sur l’impact écologique |
|---|---|
| Type d’encre | L’encre à l’eau évite le PVC et les phtalates, l’encre plastisol forme un film plastique en surface |
| Nettoyage des écrans | Les solvants de dégravage et de nettoyage pèsent sur les émissions de l’atelier |
| Polymérisation | La cuisson de l’encre consomme de l’énergie, plus élevée pour les encres polymérisant à haute température |
| Volume produit | Une série longue mutualise la préparation des écrans et abaisse l’impact par objet |
| Fin de vie du support | Un film d’encre plastique limite le recyclage des fibres du textile marqué |
Ces facteurs se vérifient sur les preuves fournisseur : fiches techniques des encres, certifications des textiles et composition des consommables. Un marquage sérigraphique à faible impact participe à un objet publicitaire conçu comme un goodie éco-responsable, dont les critères de choix complets sont présentés dans le guide des goodies éco-responsables.
Combien coûte la sérigraphie sur goodies ?
Le coût de la sérigraphie sur goodies dépend de variables techniques et commerciales qui se vérifient sur devis, sans tarif unique applicable à toutes les commandes. Le prix se décompose en frais fixes de préparation, indépendants de la quantité, et en coût unitaire de marquage, dégressif avec le volume. Le devis distingue ces deux postes et précise les conditions qui font varier le coût par objet.
| Facteur de coût | Effet sur le prix | Élément à vérifier sur devis |
|---|---|---|
| Nombre de couleurs | Chaque couleur exige un écran, ce qui augmente les frais fixes | Nombre d’écrans facturés et coût par écran |
| Quantité commandée | Le volume amortit les frais fixes et abaisse le coût unitaire | Paliers de quantité et coût unitaire par palier |
| Surface marquée | Une zone d’impression large consomme plus d’encre et de temps | Dimensions de la zone de marquage retenue |
| Type d’encre et de support | Certaines encres et matières demandent des réglages spécifiques | Encre prévue et compatibilité avec le support |
| Calage et réglages | La mise au point initiale ajoute du temps de production | Frais de calage inclus ou facturés à part |
Le coût du marquage sérigraphique s’ajoute au coût de l’objet nu. Ce cumul fixe le budget total de la commande et entre dans le prix d’un goodies personnalisé, décomposé poste par poste dans le guide du prix d’un goodies.
Quand choisir la sérigraphie plutôt qu’une autre méthode de marquage ?
Le choix de la sérigraphie résulte d’un arbitrage entre le rendu attendu, le support à marquer, les contraintes de production et l’objectif de communication. La sérigraphie compte parmi plusieurs méthodes de marquage et s’impose quand ces quatre critères convergent vers un visuel opaque et durable produit en série sur surface plane. La méthode de décision suivante ordonne les vérifications à mener avant de retenir la sérigraphie.
- Évaluez la quantité commandée et retenez la sérigraphie pour les moyennes et grandes séries, où les frais d’écran s’amortissent.
- Comptez les couleurs du visuel et privilégiez les logos à aplats limités, chaque couleur ajoutant un écran.
- Vérifiez la planéité du support et réservez la sérigraphie aux surfaces planes ou faiblement courbes.
- Définissez le niveau d’opacité et de durabilité requis et choisissez la sérigraphie quand le visuel doit rester vif après des lavages répétés.
- Comparez ce diagnostic avec le panorama complet du marquage des goodies avant de valider la technique.
Cette illustration reprend les cinq critères à vérifier avant de retenir la sérigraphie.
