Le flocage marque un textile en y pressant à chaud un film découpé, lisse (flex) ou velours (flock). Cette double famille lui donne des aplats nets et une texture peau de pêche, idéals pour les visuels vectoriels en petite série, là où la sérigraphie impose des frais de calage.
Cet article détaille ses avantages et ses limites, les supports textiles compatibles, son profil écologique, ce qui compose son coût, et les cas où il prime sur la sérigraphie, le DTF ou la broderie.
Qu’est-ce que le flocage ?
Le flocage est une méthode de marquage textile par transfert thermique. Elle consiste à découper dans un film thermocollant flex ou flock à l’aide d’un plotter, avant de l’appliquer sur le support avec une presse à chaud qui vient fixer définitivement le décor.
Le processus implique trois machines : à partir du tracé vectoriel d’un visuel, le film est découpé avec un plotter de découpe, la partie non imprimée du film est retirée par échenillage manuel, puis la presse à chaud active la colle thermofusible par une pression et une température de l’ordre de 140 à 165 degrés selon le film.
Le flex est un film polymère lisse et fin, en PVC ou polyuréthane, qui a un rendu plastique légèrement extensible et brillant ou mat. Le flock est un film plus épais, avec une surface en microfibres collées sur le support thermocollant, qui a un rendu peau de pêche velouté aspect toucher matière.
Sur goodies textiles le flocage s’applique au t-shirt, polo, sweat, casquette, tote bag et tablier, dans le cas où le visuel se compose d’aplats vectorisés une à trois couleurs superposées.
Cette comparaison illustre les deux familles de films, flex lisse et flock velours, qui structurent l’offre de flocage.

Quels sont les avantages du flocage ?
Les avantages du flocage sont au nombre de six, à la fois graphiques, techniques et économiques. Ils tiennent à la découpe vectorielle du film et à sa pose thermocollante.
- Netteté graphique : la découpe vectorielle restitue les contours fins et les typographies avec précision, sans bavure ni trame visible.
- Tenue au lavage : un flocage de qualité résiste à une trentaine de passages en machine jusqu’à 60 degrés sans altération notable du visuel.
- Texture différenciante : le flock offre un rendu peau de pêche velouté, un toucher matière qui tranche avec les marquages plats.
- Couleurs franches : les films flex et flock sont teints dans la masse, ce qui donne des aplats opaques y compris sur support foncé.
- Petites séries rentables : la technique évite les frais fixes de calage propres à la sérigraphie et reste pertinente dès la pièce unitaire.
- Personnalisation individuelle : les noms, numéros ou prénoms se découpent à l’unité, sans surcoût de plaque.
Quelles sont les limites du flocage ?
Les limites du flocage sont les contraintes techniques, économiques et de rendu qui écartent la technique dans certaines configurations de goodies. Cinq limites principales encadrent l’usage.
| Limite | Cas concerné | Impact sur le choix |
|---|---|---|
| Pas de dégradés | Visuel photographique, ombrages, transitions de couleur | Rend le flocage inapte, orienter vers DTF ou sublimation |
| Nombre de couleurs limité | Visuel comportant plus de 3 ou 4 couleurs superposées | Multiplie les passages de découpe et de pose, fait grimper le coût |
| Épaisseur visible | Film posé en surface, perceptible au toucher et à l’œil | Écarte la technique pour un rendu intégré au tissu |
| Composition PVC | Flex PVC contenant des phtalates et chlore | Pose un problème RSE sur un goodies positionné écoresponsable |
| Sensibilité au lavage chaud | Lavage au-delà de 40 degrés, sèche-linge, repassage direct | Réduit la durée de vie du marquage |
Sur quels supports utiliser le flocage ?
Le flocage s’applique aux supports textiles dont la matière, la surface et la résistance thermique acceptent la presse à chaud à 140 à 165 degrés. Quatre familles de goodies textiles concentrent les usages.
| Famille de support | Compatibilité flocage | Condition |
|---|---|---|
| Coton et coton bio | Flex et flock | Tissu sergé ou jersey, surface plane sans relief |
| Polyester et polyester recyclé | Flex basse température recommandé | Presse à 130 à 150 degrés selon le film pour préserver la fibre |
| Mélanges coton-polyester | Flex et flock | Choisir le film selon le ratio dominant |
| Tissus techniques sport | Flex stretch | Film à étirement contrôlé pour suivre la déformation du tissu |
Cette illustration présente les quatre familles de supports textiles compatibles avec le flocage.

Les goodies non textiles type mug, gourde ou stylo ne reçoivent pas de flocage et passent par la tampographie, la sérigraphie ou la gravure laser. Le choix de la matière conditionne le résultat : un coton bio donne un rendu velours net avec un flock standard, un polyester recyclé exige un flex basse température pour préserver la fibre.
Le flocage est-il écologique ?
Cela dépend : le flocage présente un profil écologique mitigé, qui varie selon le film choisi, le support floqué et le circuit de production. L’impact varie sur cinq variables.
| Variable | Critère écologique | Lecture |
|---|---|---|
| Composition du film | Flex PVC vs flex PU | Le flex PVC contient du chlore et des phtalates ; le flex PU polyuréthane offre une alternative moins controversée |
| Chutes de matière | Échenillage et zones non utilisées | Génère des déchets plastiques non recyclés en filière standard |
| Énergie de presse | Cycles à 140 à 165 degrés | Consommation électrique localisée mais courte |
| Origine du support | Coton conventionnel vs coton bio ou polyester recyclé | Le support pèse plus que le marquage sur l’empreinte totale |
| Fin de vie | Recyclabilité du textile floqué | Le film thermocollé complique le recyclage matière du textile |
Le flex polyuréthane et le flock sans phtalates limitent la part polluante du procédé. Pour une commande RSE, on privilégie une combinaison flex PU sur coton bio ou polyester recyclé, en documentant la composition du film auprès du fournisseur avant validation du marquage. Le sourcing textile reste prioritaire dans l’évaluation : un flocage sur coton conventionnel pèse plus lourd qu’un flocage sur goodies éco-responsables sourcés en filière certifiée.
Combien coûte le flocage sur goodies ?
Le coût du flocage sur goodies dépend de variables techniques et commerciales que le devis fournisseur consolide. Six facteurs structurent le prix.
| Facteur | Effet sur le coût | Levier |
|---|---|---|
| Surface marquée | Augmente avec la taille du visuel | Réduire la taille ou simplifier le tracé |
| Nombre de couleurs | Chaque couleur supplémentaire ajoute un film et une pose | Limiter à 2 ou 3 couleurs maximum |
| Type de film | Flock plus cher que flex standard ; flex PU plus cher que flex PVC | Choisir selon le rendu attendu, pas par défaut |
| Complexité du tracé | Découpe vectorielle longue augmente le temps machine | Vectoriser proprement en amont |
| Volume commandé | Dégressivité par tranche | Grouper les commandes pour franchir les paliers |
| Personnalisation individuelle | Noms ou numéros à l’unité, sans surcoût de plaque mais avec temps de pose | Standardiser le format des informations variables |
Le flocage reste compétitif sur les petites séries en dessous de 50 pièces, où il bat la sérigraphie à l’unité. Au-delà, la dégressivité de la sérigraphie reprend l’avantage. Le devis fournisseur détaille ces six lignes pour rendre lisible le prix d’un goodies floqué et permettre au client d’arbitrer entre rendu, technique et volume.
Quand choisir le flocage plutôt qu’une autre méthode de marquage ?
Choisir le flocage plutôt qu’une autre méthode de marquage repose sur un arbitrage à quatre critères : rendu attendu, support, volume et budget. Quatre étapes guident la décision.
- Qualifier le rendu visé : aplat vectoriel net ou texture peau de pêche orientent vers le flocage ; photo, dégradé ou aplat large orientent vers DTF, sublimation ou sérigraphie.
- Vérifier le support : textile coton, polyester ou mélange compatible flocage ; support rigide type mug ou stylo écarte la technique.
- Mesurer le volume : en dessous de 50 pièces, le flocage bat la sérigraphie ; au-delà, la sérigraphie devient plus compétitive grâce à sa dégressivité.
- Cadrer le budget : un visuel mono ou bichromique tient dans une fourchette accessible ; un visuel complexe ou photographique fait basculer vers DTF.
Le tableau comparatif suivant croise les quatre techniques majeures de marquage textile sur goodies.
| Critère | Flocage | Sérigraphie | DTF | Broderie |
|---|---|---|---|---|
| Rendu | Aplat vectoriel net, flock velouté | Aplat opaque sérigraphique | Photo, dégradé, multicolore | Relief fil, texture cousue |
| Couleurs | 1 à 3 superposées | 1 à 6 selon écrans | Illimitées | 1 à 15 fils |
| Support | Textile, coton, polyester, mélanges | Textile, surtout coton | Textile, large compatibilité | Textile dense, polo, casquette, sweat |
| Volume rentable | 1 à 50 pièces | 50 pièces et plus | Petite à moyenne série | 1 à plusieurs centaines selon densité |
| Durabilité lavage | Environ 30 cycles jusqu’à 60 degrés | Environ 50 cycles | 50 à 60 cycles à 40 degrés | Excellente, durée de vie du textile |
| Coût unitaire petite série | Modéré | Élevé en dessous de 50 pièces | Modéré | Élevé |
Cette grille de décision compare le flocage, la sérigraphie, le DTF et la broderie sur six critères d’arbitrage.

Le flocage gagne sur les visuels vectoriels en petite série, la sérigraphie sur les volumes coton, le DTF sur les visuels complexes, la broderie sur les goodies premium. Cette grille s’inscrit dans la comparaison plus large des méthodes de marquage des goodies.