Le label Imprim’Vert distingue les ateliers d’impression sur cinq critères de gestion environnementale. Ce sont l’atelier et ses pratiques qui sont labellisés, pas l’objet qui en sort, et cette nuance détermine ce qu’un acheteur peut écrire sur une fiche produit.
Cet article couvre le périmètre du label, les cinq critères de sa charte, la lecture de son logo, sa procédure d’obtention et la vérification d’un imprimeur.
Qu’est-ce que le label Imprim’Vert ?
Imprim’Vert est un label décerné aux ateliers d’imprimerie qui remplissent cinq critères de gestion environnementale. Le contrôle porte sur l’atelier et sur ses pratiques, jamais sur le document ou l’objet imprimé.
Le label est créé en 1998 à l’initiative de deux chambres de métiers et de l’artisanat. Amigraf en devient propriétaire fin 2007 et en assure la gestion nationale et internationale.
Près de 2 000 sites de production sont labellisés, en France métropolitaine, dans les territoires d’outre-mer et dans l’Union européenne. Ce nombre a plus que doublé depuis qu’Amigraf a repris la marque.
Ce schéma oppose ce que le label couvre à ce qu’il ne couvre pas.

Que garantit le label Imprim’Vert ?
Imprim’Vert garantit le respect de cinq critères portant sur les déchets, les produits chimiques, la sensibilisation et l’énergie du site. Ces critères constituent la charte du label.
Les cinq critères de la charte sont détaillés ci-dessous.
- La collecte des déchets dangereux : les faire enlever et éliminer au moins une fois par an par des collecteurs agréés.
- La sécurisation des stockages : mettre en rétention les liquides dangereux neufs, les produits en cours d’utilisation et les déchets liquides.
- Le retrait des produits CMR : supprimer ou substituer les produits étiquetés H340, H350 et H360 lorsque c’est techniquement possible, ou justifier leur maintien.
- La sensibilisation : mener une communication interne auprès du personnel, et auprès des clients pour les activités d’impression numérique.
- Le suivi énergétique : relever les consommations du site à intervalle régulier et transmettre le relevé à chaque renouvellement.
Ce schéma détaille les cinq critères et l’exigence réelle de chacun.

Ces cinq critères concernent le fonctionnement de l’atelier. Le label ne se prononce ni sur l’origine du papier, ni sur la composition des encres en tant que matières, ni sur l’objet imprimé.
À quoi ressemble le logo Imprim’Vert ?
Le logo Imprim’Vert se présente comme une feuille verte associée au nom du label. Seul un site labellisé, à jour de son renouvellement, peut l’apposer.
Le logo connaît deux usages distincts.
- L’affichage par l’imprimeur : sur son site, ses devis et sa communication, avec l’année en cours.
- L’apposition sur un document imprimé : autorisée pour signaler l’atelier ayant réalisé le travail, jamais pour qualifier le document lui-même.
Ce schéma détaille les trois éléments à lire sur un logo affiché.

La vérification passe par l’annuaire public des imprimeurs labellisés, qui fait foi. Un logo affiché sans inscription correspondante dans cet annuaire ne vaut rien.
Comment un imprimeur obtient-il le label Imprim’Vert ?
Pour être labellisé Imprim’Vert, un imprimeur doit faire l’objet d’un diagnostic environnemental de son site, réalisé par sa chambre de métiers et de l’artisanat. La démarche se déroule en quatre étapes.
- Contacter la chambre de métiers et de l’artisanat pour lancer le diagnostic environnemental du site.
- Mettre le site en conformité avec les cinq critères de la charte.
- Obtenir l’attribution du label, valable pour une année civile.
- Déclarer en ligne, les deux années suivantes, que la conformité est maintenue.
Ce schéma suit le cycle de trois ans, de l’attribution à la visite sur site.

Le cycle est triennal. Une visite de diagnostic sur site a lieu la troisième année, avant que le cycle ne reparte. Un imprimeur qui cesse de faire sa déclaration annuelle tout en affichant le label n’est plus à jour.
Comment vérifier qu’un imprimeur est labellisé Imprim’Vert ?
La vérification passe par l’annuaire public des imprimeurs labellisés, diffusé sur le site officiel du label. C’est la seule source qui fasse foi.
L’annuaire indique le nom du site de production, sa localisation et son année de labellisation. Un imprimeur absent de cet annuaire n’est pas labellisé, quelle que soit la mention portée sur ses documents commerciaux.
L’annuaire ne dit rien du procédé employé sur une commande précise, ni de la matière de l’objet marqué. Il atteste l’atelier, pas le travail.
Pourquoi choisir un marquage réalisé chez un imprimeur Imprim’Vert ?
Opter pour un marquage effectué chez un imprimeur Imprim’Vert permet d’agir sur l’étape du goodies qui concentre les produits chimiques : l’atelier qui applique le visuel. C’est le seul levier disponible sur cette étape.
Un objet promotionnel personnalisé voit passer des encres, des solvants de nettoyage et des bains de développement. Le label garantit que ces produits sont récupérés, stockés et suivis selon des règles vérifiées, et que les substances les plus dangereuses ont été écartées lorsqu’une solution existait.
La portée s’arrête à l’atelier. Le label ne rend pas l’objet marqué éco-responsable, et un acheteur qui cherche une garantie sur la matière doit se tourner vers un label de matière.
Un goodies imprimé chez un labellisé est-il un goodies labellisé ?
Non. Un goodies imprimé chez un labellisé Imprim’Vert n’est pas un goodies labellisé, puisque le label porte sur l’atelier et non sur le produit.
C’est toute la nuance qui sépare un label de procédé d’un label de produit : le premier atteste la façon de travailler d’un site, le second atteste la composition ou l’impact d’un objet. Aucun des deux ne se transmet à l’autre.
Un acheteur peut écrire que le marquage a été réalisé chez un imprimeur labellisé Imprim’Vert. Il ne peut pas présenter l’objet comme labellisé Imprim’Vert.
Imprim’Vert ou Écolabel Européen : quelle différence ?
Imprim’Vert et l’Écolabel Européen ne portent pas sur le même objet : Imprim’Vert qualifie l’atelier d’impression, l’Écolabel Européen qualifie le produit fini.
Un imprimeur labellisé Imprim’Vert peut donc produire un document qui ne porte aucun écolabel, et un produit certifié par l’Écolabel Européen peut sortir d’un atelier non labellisé. Les deux référentiels s’appliquent à des échelles différentes.
Un acheteur qui veut agir sur l’étape de marquage retient Imprim’Vert. Un acheteur qui veut une garantie sur l’objet lui-même retient l’Écolabel Européen.
Quels autres labels pour des goodies responsables ?
Les autres labels appliqués aux goodies sont répartis en cinq familles, chacune répondant à une question différente.
- Les labels de matière : ils attestent la composition d’une matière, coton biologique ou polyester recyclé.
- Les labels environnementaux généralistes : ils évaluent l’impact du produit sur l’ensemble de son cycle de vie.
- Les labels d’origine et de fabrication : ils portent sur le lieu où la valeur ajoutée a été produite.
- Les labels d’impression et de marquage : ils qualifient le procédé de personnalisation et l’atelier qui l’applique.
- Les labels d’entreprise : ils évaluent le fournisseur et non l’objet qu’il vend.
Ces cinq familles structurent le paysage des labels éco-responsables qu’un acheteur croise sur un catalogue, avec des niveaux de contrôle et des périmètres qui varient fortement de l’une à l’autre.