Écolabel Européen : définition, garanties et logo

La rédaction 6 min de lecture

L’Écolabel Européen est le seul label écologique officiel commun aux États de l’Union. Il se démarque par son périmètre : il ne peut exister que pour les catégories de produits qui disposent d’un cahier des charges européen, ce qui exclut une grande partie des objets promotionnels.

Cet article aborde le périmètre du label, ce qu’il garantit, la lecture de son logo, sa procédure d’obtention et les familles de goodies véritablement concernées.

Qu’est-ce que l’Écolabel Européen ?

L’Écolabel Européen est une marque publique apposée sur les produits dont l’impact environnemental est réduit sur l’ensemble du cycle de vie. Il est institué par le règlement (CE) n° 66/2010 et géré par la Commission européenne.

Le label est lancé en 1992. Il s’applique dans les 27 États membres ainsi qu’en Norvège, en Islande et au Liechtenstein. Plus de 83 000 produits le portent aujourd’hui.

En France, l’ADEME accompagne la politique publique et AFNOR Certification délivre le label, sous accréditation du COFRAC. Cette délivrance par un organisme accrédité distingue l’Écolabel des marques privées, dont le propriétaire fixe seul les critères.

Que garantit l’Écolabel Européen ?

L’Écolabel Européen assure le respect de critères environnementaux portant sur l’intégralité du cycle de vie du produit, de l’extraction des matières premières à la fin de vie. Les critères sont définis par catégorie de produit et révisés périodiquement, après consultation des parties prenantes.

Sa limite n’est pas dans son exigence, elle est dans son périmètre. Un produit ne peut arborer l’Écolabel que si une catégorie existe pour lui : en l’absence de cahier des charges européen adopté pour sa famille, aucune certification n’est possible, quelle que soit la qualité environnementale réelle du produit.

Le label exclut par construction les produits alimentaires et pharmaceutiques.

Ce schéma oppose les familles de goodies que le label couvre à celles qu’il laisse de côté.

Le périmètre de l'Écolabel Européen : papier, papeterie et textiles couverts, mugs, gourdes et objets tech non couverts

À quoi ressemble le logo de l’Écolabel Européen ?

Le logo de l’Écolabel Européen se présente comme une fleur stylisée dont les pétales sont douze étoiles bleues, accompagnée de la mention « EU Ecolabel ». Les douze étoiles reprennent celles du drapeau européen.

Deux éléments accompagnent le pictogramme.

  • Le numéro de licence : identifiant du produit certifié, attribué par l’organisme national.
  • Les principales qualités environnementales : une mention facultative résumant les critères sur lesquels le produit a été évalué.

Ce schéma détaille le logo et ce que chaque élément permet de vérifier.

Le logo de l'Écolabel Européen : la fleur aux douze étoiles, le numéro de licence et les qualités environnementales

La vérification passe par le catalogue public des produits Écolabel de la Commission européenne, où le numéro de licence donne le titulaire et la catégorie couverte.

Comment un produit obtient-il l’Écolabel Européen ?

L’Écolabel Européen est délivré à un produit après instruction d’un dossier par l’organisme compétent du pays de la demande. La procédure se déroule en quatre étapes.

  1. S’assurer qu’une catégorie de produit existe pour l’objet concerné, et récupérer son cahier des charges.
  2. Constituer le dossier technique prouvant le respect de chaque critère, essais de laboratoire à l’appui.
  3. Déposer la demande auprès de l’organisme compétent, AFNOR Certification pour la France.
  4. Obtenir la licence et son numéro après instruction et audit.

Cette frise déroule les quatre étapes, de la vérification de la catégorie à l’obtention de la licence.

Les quatre étapes pour obtenir l'Écolabel Européen : catégorie, dossier, dépôt, licence

La licence est délivrée pour une référence précise, non pour une gamme entière. Un fabricant peut avoir une référence écolabellisée et dix autres qui ne le sont pas.

Pourquoi choisir des goodies portant l’Écolabel Européen ?

Privilégier des goodies Écolabel Européen permet à l’acheteur de bénéficier d’un référentiel public plutôt que de se contenter d’une allégation de fournisseur. Les critères sont publiés, opposables, révisés en consultation, ce qu’aucune marque privée n’apporte. Cet atout trouve son sens dans la commande publique et dans les entreprises soumises à un reporting extra-financier, où un label institué par règlement européen se documente plus facilement qu’une marque commerciale.

L’inconvénient est le choix limité. Sur un catalogue d’objets promotionnels, seule une minorité de références peut arborer ce label, à défaut de catégorie existante pour la plupart des familles d’objets.

Écolabel Européen ou NF Environnement : quelle différence ?

L’Écolabel Européen et NF Environnement sont deux écolabels officiels de même nature, le premier européen, le second français. Leurs cahiers des charges diffèrent et un produit peut porter l’un sans porter l’autre.

Tous deux sont délivrés en France par AFNOR Certification. NF Environnement porte sur des catégories que l’Écolabel n’a pas retenues, et la réciproque est vraie.

Un acheteur dont la commande dépasse les frontières retient l’Écolabel Européen, reconnu dans trente pays. Un acheteur en quête d’une catégorie absente du référentiel européen regarde du côté de NF Environnement.

Quels goodies peuvent porter l’Écolabel Européen ?

Les goodies pouvant porter l’Écolabel Européen sont ceux qui relèvent d’une catégorie de produit déjà couverte par un cahier des charges. Trois familles concernent les objets promotionnels.

  • Papier graphique et papier à copier : feuilles et rouleaux non imprimés, jusqu’à 400 g/m².
  • Papier imprimé, papeterie et sacs en papier : carnets, blocs, pochettes, sacs.
  • Textiles : vêtements, linge et textiles d’intérieur.

Le reste du catalogue n’est pas concerné. Un mug, une gourde, une clé USB, un stylo ou un objet en bois ne peuvent pas porter l’Écolabel Européen, faute de catégorie adoptée pour leur famille. Sur ces objets, la question se déplace vers la matière, par exemple le papier recyclé pour la papeterie, ou vers un autre référentiel.

Quels autres labels pour des goodies responsables ?

Les autres labels applicables aux goodies sont répartis en quatre familles de référentiels. Chaque famille répond à une question différente.

  • Les labels de matière : ils attestent la composition ou la provenance d’une matière.
  • Les labels d’origine : ils portent sur le lieu de fabrication.
  • Les certifications d’entreprise : elles évaluent le fournisseur et non l’objet qu’il vend.
  • Les notations extra-financières : elles situent la performance RSE du fournisseur sur une échelle.

Ces quatre familles structurent le paysage des labels éco-responsables qu’un acheteur croise sur un catalogue, avec des niveaux de contrôle et des périmètres qui varient fortement de l’une à l’autre.

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