Certifications et notations RSE : choisir un fournisseur de goodies responsable

La rédaction 4 min de lecture

Une démarche RSE m’a semblé incontournable : alors que nombre de fournisseurs de goodies se contentent encore aujourd’hui de remplir les conditions réglementaires minimales, elle permet de distinguer ceux qui vont plus loin. Dans cet article, je rappelle ce qu’est une démarche responsable d’entreprise, je différencie le label, la certification, la norme et la notation puis j’explique comment évaluer leur fiabilité. Dans la dernière partie, je présente les principales démarches à repérer chez un fournisseur d’objets publicitaires responsables.

Qu’est-ce qu’une démarche RSE d’entreprise ?

La démarche RSE d’entreprise correspond à l’engagement de l’organisation à contrôler ses impacts sociaux, environnementaux et éthiques sur l’ensemble de ses activités. RSE, pour responsabilité sociétale des entreprises.

Elle s’appuie, dans la plupart des cas, sur la norme internationale ISO 26000, qui présente les lignes directrices de la responsabilité sociétale sans être elle-même certifiable. Gouvernance, conditions de travail, environnement, éthique des affaires et relations avec les parties prenantes font partie intégrante d’une démarche RSE.

À l’inverse d’un label produit apposé sur l’objet, la démarche RSE qualifie le fournisseur dans son ensemble, et non le goodie lui-même. Un objet acheté à une entreprise engagée n’est pas certifié par cette démarche : c’est l’entreprise qui l’est.

Label, certification, norme ou notation : quelles différences ?

Ces quatre mots ne sont pas interchangeables : ils diffèrent par qui rédige le référentiel et qui effectue le contrôle.

  • La norme est un référentiel officiel, parfois international comme ISO 14001 ; sa certification est auditée par un organisme accrédité et ne s’affiche pas sur le produit.
  • La certification est l’acte par lequel un organisme tiers vérifie qu’une entreprise respecte bien tel ou tel référentiel.
  • Le label est une marque graphique adossée à un référentiel privé ou sectoriel, comme B Corp, valorisée dans la communication.
  • La notation donne un score et un niveau, comme une médaille mais sans logo apposé sur l’objet ; elle sert surtout entre entreprises.

Un même signe combine souvent plusieurs natures : un label sectoriel s’appuie presque toujours sur une certification par un tiers.

Ce schéma distingue les quatre natures selon qui rédige le référentiel et qui en assure le contrôle.

Les quatre natures de signes RSE - norme, certification, label et notation - distinguées par qui rédige le référentiel et qui en assure le contrôle

Comment juger la fiabilité d’une démarche RSE ?

La fiabilité d’une démarche RSE tient avant tout à qui la contrôle, et non à sa zone géographique. On peut distinguer trois niveaux.

  • La tierce partie accréditée : un organisme indépendant, lui-même surveillé par un organisme public comme le COFRAC en France. Le niveau le plus robuste.
  • La tierce partie non accréditée : une vérification sérieuse, mais qui échappe au contrôle public.
  • L’auto-déclaration : l’organisme qui rédige le référentiel le contrôle lui-même, avec un risque de complaisance à la clé. Le niveau le moins robuste.

Cette grille aide à écarter le greenwashing : une démarche vérifiée par un tiers indépendant offre plus de garanties qu’une simple allégation ou qu’un signe décerné par son propre promoteur.

Cette pyramide hiérarchise les trois niveaux de fiabilité, du plus sûr au moins sûr.

Les trois niveaux de fiabilité d'une démarche RSE : tierce partie accréditée, tierce partie non accréditée et auto-déclaration

Quelles démarches RSE privilégier pour un fournisseur de goodies ?

Pour un fournisseur de goodies, deux démarches d’entreprise sont incontournables : le label B Corp et la notation Ecovadis. B Corp distingue les entreprises à fort impact social et environnemental, évaluées sur l’ensemble de leur modèle. Ecovadis attribue un score et une médaille sur quatre thèmes, et fait référence dans les achats responsables entre entreprises.

D’autres démarches existent, comme la norme ISO 14001 pour le management environnemental ou des labels RSE français adossés à ISO 26000. Opter pour un fournisseur engagé complète ainsi les labels qui portent sur le produit lui-même, comme sa matière ou son origine.

Une certification RSE garantit-elle un goodie écologique ?

Non. Une certification ou une notation RSE qualifie le fournisseur, pas l’objet commandé. Une entreprise engagée peut vendre des goodies dont la matière n’est pas certifiée, et inversement : un stylo en plastique recyclé certifié GRS peut provenir d’une entreprise sans démarche RSE formalisée, tandis qu’un fournisseur noté Ecovadis peut proposer un mug dépourvu de label de matière.

La responsabilité d’un goodie se vérifie donc à deux niveaux complémentaires : la démarche de l’entreprise d’un côté, les labels écologiques du produit de l’autre, qui portent sur la matière, l’origine ou la recyclabilité. Les deux se cumulent pour un objet publicitaire réellement responsable.

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