La gravure laser marque un support sans encre ni contact : un faisceau lumineux concentré modifie la surface de la matière, par oxydation, sublimation ou carbonisation selon le matériau. Le résultat est un marquage indélébile, qui fait corps avec l’objet et résiste à l’usage.
Cet article détaille ses avantages et ses limites, les supports compatibles du bois certifié aux métaux, son profil écologique, ce qui compose son coût, et les cas où elle prime sur la sérigraphie, la tampographie ou la broderie.
Qu’est-ce que la gravure laser ?
La gravure laser est une technique de marquage sans contact et sans encre, qui imprime un visuel dans la surface d’un matériau à l’aide d’un faisceau laser focalisé. Le faisceau chauffe à haute température la matière du goodies sur une zone très localisée, où elle s’oxyde, se sublime ou se carbonise selon le support.
Le rendu prend trois aspects possibles : une teinte contrastée, un creux net ou un changement de couleur en surface. La résolution reste fidèle au tracé du logo jusqu’aux détails les plus fins.
Deux familles de sources couvrent la majorité des matériaux : le laser CO2 pour les non-métaux (bois, cuir, verre) et le laser fibre pour les métaux (acier inoxydable, aluminium, laiton). Le procédé s’applique à une pièce unique comme à un volume industriel, à partir du même fichier vectoriel.
Quels sont les avantages de la gravure laser ?
Les avantages de la gravure laser sont au nombre de cinq : un marquage permanent, une grande finesse graphique, l’absence d’encre, la pluralité des supports et la compatibilité avec les démarches RSE. Chacun répond à un cas d’usage B2B distinct sur les goodies promotionnels.
- Marquage permanent : le motif fait corps avec la matière et résiste à l’abrasion, aux produits de nettoyage et aux températures élevées, ce qui garde le logo lisible sur toute la durée de vie de l’objet.
- Finesse graphique : le faisceau reproduit les détails fins, traits et polices de petit corps inclus, sur des surfaces planes comme cylindriques.
- Absence d’encre et de solvant : aucun consommable chimique, aucun cliché, aucune purge, et donc pas de composés organiques volatils associés aux encres traditionnelles.
- Pluralité des supports : un même atelier traite le bois, le métal, le cuir, le verre et les plastiques techniques par un simple changement de paramètres, sans changer d’outil.
- Compatibilité RSE : l’absence d’encre simplifie la traçabilité des intrants et s’inscrit dans une logique d’achat responsable.
Quelles sont les limites de la gravure laser ?
Les limites de la gravure laser sont au nombre de quatre : rendu monochrome, sensibilité matière, frais techniques fixes et incompatibilité avec certains plastiques. Ces limites conditionnent l’arbitrage au moment du devis.
| Limite | Cas concerné | Impact sur le choix |
|---|---|---|
| Rendu monochrome | Logos multi-couleurs, dégradés, photos | Procédé écarté au profit de l’impression UV ou de la sérigraphie quadri |
| Sensibilité matière | Plastiques clairs, surfaces réfléchissantes, textiles fins | Contraste faible, risque de fonte ou de marquage illisible |
| Frais techniques fixes | Petites séries inférieures à 50 pièces | Coût unitaire majoré par les frais de préparation du fichier vectoriel |
| Incompatibilité PVC | PVC, simili cuir PVC | Dégagement de chlore lors de la gravure, procédé interdit en atelier |
Sur quels supports utiliser la gravure laser ?
Les supports adaptés à la gravure laser dépendent de la compatibilité entre le procédé, la matière, la forme et la surface du goodies. Le faisceau interagit différemment selon la composition chimique du support et selon la source utilisée, CO2 pour les non-métaux, fibre pour les métaux.
Le procédé reste compatible avec les principales matières écoresponsables pour goodies, comme le bois certifié PEFC ou FSC, le liège, le bambou et certains bioplastiques sans additif chloré. Ces filières bénéficient de labels reconnus : le PEFC garantit au minimum 70 % de fibres issues de forêts gérées durablement selon PEFC France, et le FSC couvre trois niveaux (100 %, recyclé et mixte) selon Forest Stewardship Council.
| Famille de supports | Source laser | Exemples de goodies |
|---|---|---|
| Bois et dérivés certifiés | CO2 | Stylos bambou, clés USB bois, sous-verres liège |
| Métaux et alliages | Fibre | Gourdes inox, mugs aluminium, porte-clés laiton |
| Verre et céramique | CO2 | Verres gravés, mugs céramique |
| Cuir et similis sans PVC | CO2 | Étuis cuir, carnets, porte-cartes |
| Bioplastiques techniques | CO2 ou fibre selon teinte | Stylos PLA, accessoires biosourcés |
Cette illustration présente les quatre grandes familles de supports compatibles avec la gravure laser : bois, métal, verre et cuir.

Pour les objets en contact avec des aliments, le règlement européen 1935/2004 encadre les matériaux concernés selon la Direction générale des Entreprises, et pour le bois, l’arrêté du 15 novembre 1945 liste les essences autorisées au contact alimentaire.
La gravure laser est-elle écologique ?
Cela dépend : la gravure laser présente un profil environnemental plus favorable que les procédés à encre, sans pour autant être neutre en carbone. L’impact réel dépend du procédé, du support, du volume produit, du mix énergétique de l’atelier et des preuves fournies par le fabricant.
Le procédé évite les encres à base de solvants, source de composés organiques volatils émis par la sérigraphie et la tampographie traditionnelles. La gravure laser supprime les déchets de cliché, d’écran ou de purge associés à ces techniques.
La consommation électrique reste le principal poste d’empreinte. Une source laser fibre consomme deux à cinq fois moins qu’une source CO2 à puissance équivalente, son rendement de conversion électrique atteignant 30 à 50 % contre 10 à 15 % pour le CO2. Cette logique s’inscrit dans la démarche plus large des goodies éco-responsables, qui combinent matière certifiée, procédé sobre et fabrication locale pour réduire l’empreinte totale.
Ce graphique compare le rendement de conversion électrique du laser fibre et du laser CO2, principal indicateur de sobriété énergétique du procédé.

| Critère environnemental | Gravure laser | Sérigraphie classique |
|---|---|---|
| Encres et solvants | Aucun | COV émis par les encres à base solvant |
| Déchets de production | Faibles, copeaux de matière | Clichés, écrans, purges |
| Consommation électrique | Moyenne, source fibre plus sobre que CO2 | Variable |
| Reprise et traçabilité | Logo intégré à la matière, recyclage simplifié | Encre à séparer du support pour certaines filières |
Combien coûte la gravure laser sur goodies ?
Le coût de la gravure laser sur goodies dépend de variables techniques et commerciales à vérifier au devis, sans tarif fixe applicable à tous les supports. Le marquage s’ajoute au prix d’un goodies de base, déterminé par le matériau choisi, la quantité commandée et la complexité du visuel.
Le poste gravure varie fortement selon le fournisseur, la matière et la série, sans fourchette stable communiquée par les organismes professionnels. Les frais de mise en route, observés sur le marché français en 2026, se situent entre 50 € et 200 € HT selon le prestataire.
| Facteur de prix | Effet sur le coût unitaire | Levier d’optimisation |
|---|---|---|
| Quantité commandée | Coût unitaire dégressif au-delà de 200 pièces | Mutualiser les commandes annuelles |
| Matériau | Métal plus rapide que bois dense à graver | Choisir un support adapté au volume |
| Taille du marquage | Temps machine proportionnel à la surface gravée | Réduire la zone au logo principal |
| Complexité du fichier | Tracés vectoriels denses ralentissent la machine | Simplifier les détails fins |
| Frais techniques | Fixes par référence | Amortis sur les grandes séries |
| Source laser requise | Fibre pour métal, CO2 pour bois | Imposée par le matériau |
Quand choisir la gravure laser plutôt qu’une autre méthode de marquage ?
Opter pour la gravure laser repose sur cinq critères d’arbitrage : attendu de permanence, nature du support, nombre de couleurs du visuel, volumétrie de la série et positionnement RSE de la commande. Le choix s’inscrit dans la palette des méthodes de marquage des goodies, où il reste un compromis entre rendu, durabilité, coût et contraintes de production.
- Attendu de permanence : vérifier la permanence attendue et retenir la gravure laser dès lors que le goodies devra résister à l’abrasion, à des nettoyages répétés ou à des températures élevées.
- Nature du support : identifier la nature du support et valider sa compatibilité à une source CO2 ou fibre pour écarter les supports PVC, ou les plastiques clairs sans contraste.
- Nombre de couleurs du visuel : compter les couleurs de l’identité visuelle et retenir une technique à encre si le logo en comporte plusieurs couleurs, des dégradés ou une photo, maintenir la gravure laser pour les monochromes et les logos vectoriels.
- Volumétrie de la série : évaluer la volumétrie de la série pour amortir les frais techniques fixes sur des quantités supérieures à 50 pièces, sinon comparer avec la tampographie pour les petits objets, et la sérigraphie pour les textiles.
- Positionnement RSE : s’accorder avec la politique RSE de l’acheteur et retenir la gravure laser dès lors que l’acheteur exige un marquage sans encre, sans solvant et compatible avec une matière certifiée PEFC, FSC ou un bioplastique sans additif chloré.
Cette grille de décision résume les cinq critères d’arbitrage entre gravure laser, sérigraphie, tampographie et broderie pour le marquage des goodies.
